Daniel Ichbiah
Biographe de nombreux groupes et chanteurs de pop & rock : Beatles, Téléphone, Rolling Stones, Madonna, Coldplay, Michael Jackson...
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Cette chronique a été reproduite sur le site Yellow Sub, spécialisé dans les Beatles : Pourquoi je n'aime pas le film Get Back dans Yellow Sub
Auteur de deux livres sur les Beatles, je suis fan du groupe à un point qui frise la déraison.
Ces deux livres sont :
"Eleanor Rigby", "Girl", "Strawberry fields forever" et moult autres perles figurent au sommet de mon panthéon musical .
Peter Jackson, Mr Le Seigneur des Anneaux, nous a fait miroiter des mois durant, la sortie d'un documentaire à partir des 60 heures d'enregistrement qu'il avait retrouvés et l'on pouvait s'attendre à quelque chose de phénoménal.
A l'arrivée, j'ai été ultra déçu par ce qu'a commis Peter Jackson avec Get Back. Déçu au point d'être presque agacé que ce film ait vu le jour. Peiné de me dire que ce document restera désormais dans l'Histoire de ceux qui étudieront la saga du groupe dans les décennies à venir.
Je sais que maints fans du groupe ou critiques musicaux ont apprécié ce film et j'ai conscience d'émettre une voix minoritaire dans ce concert de louanges. Alors, pourquoi ai-je ressenti une telle déception à visionner ces images interminables de répétitions d'un groupe en déliquescence ?
Parce que ces images n'aboutissent au fond qu'à confirmer l'inverse de ce que Jackson entendait démontrer.
En deux mots, Peter Jackson voulait montrer que, contrairement à ce que laissait penser le film Let it Be de Michael Lindsay Hogg sorti en 1970, le groupe se portait bien, qu'il était uni et en forme.
En réalité, nous assistons bel et bien sous nos yeux à l'effondrement du groupe mythique. Le temps de sa magie créative est révolu.
Ces 4 individualités évoluent en parallèle, ne parviennent à se retrouver qu'au prix d'un long processus d'égarements et sinuosités.
On en ressort avec l'image d'un groupe qui n'a plus de réelle vision.
Une bonne moitié du film aurait pu être coupée ; elle n'apporte rien.
De nombreuses séquences sont aussi interminables qu'inutiles. Celle où McCartney lit un article désobligeant sur les Beatles tandis que Lennon, qui ne l'écoute aucunement, marmonne un semblant de chanson dans son micro m'a paru insupportable.
Sans doute exalté par son admiration pour les Beatles, Jackson a voulu les montrer au naturel et ne rien nous épargner. Mais l'essentiel de ces coulisses, ces palabres, ces petits bouts de jams sans panache sur du Chuck Berry est-il nécessaire ?
Aurions-nous réellement besoin de visionner des heures et des heures de making off de Casablanca pour en goûter la frénésie ?
Qu'on le veuille ou non, la magie qui a fait des albums comme Sgt Pepper's a disparu. La folle créativité de "I am the walrus", le désir de porter un message au monde comme avec "All you need is love", les expérimentations de bandes jouées à l'envers comme sur "Tomorrow never knows", tout cela a disparu.
Les derniers morceaux mythiques apparaissent comme des initiatives individuelles, soit essentiellement "Get back", "Let it be" et "The long and winding road", toutes trois œuvres de McCartney.
Phagocyté par Yoko Ono, Lennon apparaît souvent éteint, presque soumis. Il n'a plus rien à voir avec le compositeur de morceaux trempés dans le fantastique tels que "Strawberry Fields Forever".
En ce début d'année 1969, Lennon se cherche encore. Il n'a pas encore entamé sa fameuse croisade pour la paix et apparaît dans une parenthèse de son propre parcours, comme un garçon désorienté. Il est clair vers le début des séances que l'aventure Beatles ne l'intéresse plus. Il se laisse peu à peu entraîner dans le tourbillon et l'alchimie du quatuor va produire quelques étincelles merveilleuses - comme lorsqu'ils élaborent ensemble l'alchimie de la chanson "Get back".
Pour le reste, comme le fait remarquer McCartney au début du 2ème épisode lors d'une discussion à bâtons rompus - alors que George Harrison a temporairement quitté le groupe - Lennon s'est entiché de Yoko au point où, s'il devait choisir à présent entre les Beatles et Yoko, il choisirait Yoko. Ceci explique peut-être cela.
Que dire ? Même s'il est vrai que la version de Peter Jackson la fait apparaître un peu plus sociable que la version de Michael Lindsay-Hogg, la présence de Yoko sur un grand nombre d'images en train de tricoter ou feuilleter un magazine aux côtés de Lennon, indifférente à la musique des garçons, est celle d'une intruse qui vient parasiter la séance. On voudrait tant qu'elle s'en aille.
Et lorsqu'elle se joint à quelques improvisations en se livrant à quelques cris et deliriums confus, elle est crispante.
Il faut reconnaître que la placidité de McCartney est extraordinaire. Lorsqu'il apprend que George Harrison a quitté le groupe, et que donc, son objectif de voir les Beatles remonter sur scène est contrarié, il ne manifeste pas la moindre amertume. Confiant dans l'avenir, il se contente de penser que tout cela va s'arranger, que l'on a juste pris un ou deux jours de retard dans le planning.
Pourtant McCartney semble vouloir insuffler son oxygène à un ballon perforé.
Lennon joue les suiveurs, peine à accepter l'exigence de discipline d'un Paul qui a dû se résoudre à prendre les commandes faute d'une volonté collective apparente de continuer à faire vivre le groupe.
George Harrison est tellement ailleurs par moment qu'il semble subir plutôt qu'être moteur. Et lorsqu'il se lève soudainement pour annoncer qu'il quitte les Beatles, on est avant tout surpris par la forme de cet adieu provisoire plus que par le fond.
Bien évidemment, Ringo est comme à l'accoutumée une bonne pâte, adorable et de bonne volonté. Pourtant lui-même paraît souvent gagné par un ennui profond.
Ce qui ressort aussi, c'est que, en ce début 1969, les Beatles commencent déjà à être un groupe quelque peu dépassé. "Get back" est un morceau formidable et il est plus qu'impressionnant de voir à quelle vitesse McCartney peut composer un tel tube à partir de rien, sous la pression du calendrier. "Let it be" est magnifique. Oui mais… Quand on sait ce qui se prépare ailleurs au même moment, il y a de quoi relativiser les choses.
En 1967, lorsque les Beatles ont sorti l'album Sgt Pepper's, ils étaient les rois absolus de la scène musicale. Ils avaient innové sur la forme : les chansons qui s'enchaînent, les orchestrations qui s'affranchissent de l'idiome pop traditionnelle, l'album organisé autour d'un concept, une pochette comme on en a jamais vu, les uniformes colorés…
Un morceau comme "A day in the life", composé de quatre parties accolées les unes aux autres innovait superbement.
Quand aux chansons, elles-mêmes, elles étaient une succession de perles : "Sgt Pepper's", "With a little help from my friends", "Lucy in the sky", "She's leaving home", "When I'm 64"…
Réellement, en cette année de Flower Power, aucun groupe ne leur arrivait à la cheville. Ils étaient les rois de l'innovation, de l'arrangement musical, de la qualité d'écriture musicale…
Deux ans plus tard, en 1969, les cartes ont été rebattues. "Get back" va devoir affronter des singles de la trempe de "Proud Mary" de Creedence Clearwater Revival, le furieux et déjanté "Whole lotta love"de Led Zeppelin, le "Honky Tonk Women" des Rolling Stones avec ses savoureux échanges de riff de guitare, "You made me so very happy" de Blood Sweat & Tears avec ses cuivres retentissants, ou encore des albums comme l'opéra-rock Tommy des Who ou l'interstellaire Ummagumma des Pink Floyd…
Que dire ? Les Beatles ne sont plus le groupe phare du moment. Ce n'est plus là que cela se passe.
Les Beatles vont certes achever l'année 1969 avec un album miraculé, le fabuleux Abbey Road qui va être le fruit de studieuses séances estivales. Mais que s'est-il passé entre temps ?
Le seigneur George Martin a repris les commandes. On pourrait parier qu'il a demandé à Lennon de ne pas faire venir Yoko durant ces moments ouvertement consacrés, comme dans le passé, à produire un album hors du commun.
En réalité, c'est la direction de George Martin qui semble avoir fait défaut à Get Back, un projet que George Martin semble subir, se contentant d'assister, impuissant, aux errements d'un groupe qui semble lui avoir dénié son rôle traditionnel de maître des cérémonies.
Oui, oui, oui... Lorsque les Beatles ont brillé en studio, tiens tiens, ils opéraient sous la direction de ce grand Monsieur, féru de musique classique et de jazz, capable d'écrire des sections audacieuses de cordes, de les entraîner dans des sentiers où l'on flirte avec la musique contemporaine comme avec Bach. Dans Get Back, Martin n'est pas le pilote, sa stature imposante s'immisce de temps à autre dans une opération où il n'est qu'un observateur, dérouté et inquiet.
Le maestro va finalement les emmener à réaliser l'album Abbey Road, comme par le passé, lorsqu'ils ont pondu leurs chefs d'œuvres immortels, dans le saint des saints, soit les studios… Abbey Road.
Nous aurons à l'arrivée, une qualité musicale irréprochable, des orchestrations sublimes, une prise de son magistrale, insensible aux effets du temps.
La différence entre l'album Let it be issu des sessions Get Back et Abbey Road est telle que l'on peine à la mesurer. Nous avons d'un côté un album presque médiocre et de l'autre l'une des plus grandes œuvres de l'histoire musicale. Et l'on se surprend à rêver : si seulement les sessions de Abbey Road avaient pareillement pu être filmées.
Et oui… La conclusion est claire. Le 5ème Beatles, c'était définitivement George Martin.
Au fond, on n'a qu'une crainte : qu'un jeune ne connaissant aucunement les Beatles les découvre en regardant ce documentaire où ils apparaissent en décomposition, presque fatigués malgré l'énergie que tente de propulser McCartney à une aventure qu'il semble être le seul à vouloir encore propulser.
Vous connaissez sans doute ce sentiment : vous êtes fan d'un cinéaste, d'un musicien, d'un philosophe et souhaiteriez que d'autres en pensent du bien. Seulement voilà : il arrive que votre chouchou soit en deça de sa forme et vous n'avez pas trop envie que d'autres, peu au fait de ce personnage, ne puissent le découvrir qu'au travers de ces moments d'égarement.
Pour ma part, je vais volontiers réécouter Rubber Soul, Revolver, Sgt Pepper's, l'Album Blanc ou Abbey Road et oublier ce documentaire, reflet de la période sans doute la plus négligeable de leur fabuleux parcours.
Daniel Ichbiah
Bien évidemment, il ne peut que vous ne soyez pas d'accord avec moi et de toutes façons, votre propre opinion m'intéresse.
Vous pouvez m'écrire à l'adresse figurant sur cette page et je me ferais un plaisir de publier vos réactions.
je pense que Peter Jackson, bien conscient des images qu'il a pu récupérer, voulait montrer la chute du groupe en réalité. Toutefois, et malgré les tensions palpables où chaque membre du groupe et le staff autour semblent n'y prêter qu'une attention secondaire, en réalité, c'est bien le départ de Georges Harrison qui déclenche la crise, ulcéré par les recommandations insistantes de Paul Macartney. Lennon est déjà ailleurs. Pourtant, la magie opère encore lorsque chacun apporte sa contribution à des morceaux écrits par l'un ou l'autre. Ils sont encore retenus par un fil ténu parce que Paul, John et Ringo vont tout faire pour faire revenir Georges. 60 heures d'enregistrement et deux albums mythiques vont voir le jour. C'est tout le paradoxe et l'union d'un groupe que le réalisateur a voulu montrer sans fioriture ni maquillage. Bien sûr, il y a quelques longueurs mais certaines séquences montrent la créativité de tous et de leurs talents musicaux qui, coordonnés, ont fait ce groupe. Pour se chauffer, ils reprennent des standards américains, quelque fois les leurs et lorsque les nouveaux titres apparaissent, ils sont tous en phase. Il y a de la lassitude sur chacun des visages ; on se pose la question de la présence quasi permanente de Yoko Ono ; les retards réguliers de John ; les membres du staff qui essaient de soutenir cet ensemble que tous sentent bien en train de vaciller sur ses bases. En direct, et avec leur accord, leur chute. En fin et dernière phrase affichée, Peter Jackson nous annonce bien la fin du groupe trois ans avant la fin officielle.
C'est bien argumenté ! Quand on connaît l'histoire du groupe, tenter de faire de ce film une réhabilitation de l'album Let It Be était une mission impossible – voire superflue. Ne serait-ce, comme le souligne Daniel Ichbiah, que le formidable sursaut d'Abbey Road allait se produire quelques mois plus tard. Ça, j'aurais aimé qu'il y ait un film sur l'enregistrement d'Abbey Road ! ??
100 % d’accord, avec en prime, une redite de repetition des mêmes chansons que l’on aurait pu nous epargner, quand à Glyn Jones, par rapport a Georges Martin, c’est un nain musical, George etait le 5 eme Beatles, indispensable au son de Penny Lane, Straberry Fields, Fool on the hill…..
Je vais te donner mon avis je suis en accord avec toi voir bêtement les trucages d'un tour de magie sans en avoir le pourquoi du comment ne sert a rien même si les magiciens sont extraordinaire ...a froid la magie disparaît le rêve et abîme l'image. J aurais adoré que Paul McCartney en voix explique les images tout au long du film et ce qu il y avait dans la tête ça c était une super idée ...on aurait eut l odeur et l ambiance
Concernant « Get back ». J’ai personnellement passé des heures de visionnage « fab’ »uleuses! J’avais vu le film Let it be, où l’on ne retient que les tensions entre Paul et George, le concert sur le toit et la montée de la police. Là je les ai vus heureux, joviales, potaches, sous « influences »évidemment avec des grands « crus » aussi. Un George Martin discret, c’est vrai, de très beaux moments avec Linda, une Yoko folle mais pas tant finalement, un Billy Preston admirable et admiré par les Beatles ( là dessus ils sont tous d’accord) et une image retravaillée bien agréable à regarder… Passer du temps avec ses idoles reste quand même un vrai bonheur , on en a jamais assez. Tes remarques sur la qualité de l’album et la comparaison avec Revolver et Abbey Road sont justes mais Let it be est un album live. Filmer Revolver aurait été plus laborieux , moins spontané comme dans un laboratoire de recherche avec beaucoup de prises en re-re et de montage, mixage et dub… Je suis d’accord que les 2/3 des chansons sont un peu faiblardes par rapport au standard Beatles mais on ne refait pas l’histoire, on est là pour critiquer le travail de Peter Jackson. Il nous a livré un beau cadeau de Noël à nous les fans. Il aurait pu se concentrer sur un énième blockbuster mais nous a offert des heures de Beatles « en vrai » loin de Hard day ‘s night, de Help ou du dramatique Magical Mystery Tour… Si tu veux te régaler vraiment je t’invite si tu ne l’as pas encore déjà fait à regarder « McCartney 3,2,1 » sur Star -Disney+. Là c’est encore autre chose…jubilatoire !!! Bise mon Daniel Ichbiah!
Un documentaire est de toute façon tellement mieux qu’un biopic à deux balles comme on en voit pléthore...qu’importe de voir les Beatles se déliter..ils se sont délités de toute façon...fan ou pas, on se doit de rester critique devant ce doc...il reflète l époque « Get back » point! Quelques longueurs c’est clair, yoko onasse, ultra présente, c’est clair...etc..mais sacré témoignage!!!
Personnellement j’ai aimé le documentaire, et comme le dit Philip ci-dessus c’est un sacré témoignage. En tout cas ce documentaire aura le mérite de montrer que les Beatles ce n’était pas que Lennon contrairement à ce que déclaraient Jann Wenner et Philipp Norman (Lennon 75% des Beatles) ces deux là ont pendant des décennies nié l’importance de Paul et complètement ignoré George et Ringo. Les Beatles étaient 4, 4 individualités peut être, mais les 4 ensemble étaient plus forts que les 4 séparés.
Pertinent mais 3 remarques : plutôt que de "Placidité" de McCartney, il faudrait plutôt parler de patience ; ensuite sur la créativité collective, il y a quand même des sursauts comme Two Of Us, ou I've Got A Feeling, sans compter l'apport de chacun, même Ringo ou Preston, dans la réalisation finale de chaque chanson. Enfin pour Abbey Road, si George Martin est bien le 5e Beatles, c'est justement l'un des 5 éléments magiques de cette merveille d'album, mais quand même pas le seigneur...
J’ai écouté les Beatles sans en être un fan. Et ce documentaire va sûrement permettre à des jeunes et moins jeunes de s’intéresser à ce groupe mythique. Au delà du moment où ces images ont été tournées, moment où les Beatles sont en phase descendante, ce documentaire permet aussi d’entrevoir le processus créatif d’une chanson et de certaines chansons emblématiques. Pour les fans, effectivement ça peut être dur de voir son groupe de cœur en déliquescence mais pour celles et ceux qui, comme moi, aiment les Beatles sans s’être totalement plongés dans leur histoire, ce docu m’a donné une furieuse envie d’écouter et réécouter le groupe et de m’intéresser de plus près à leur histoire.
Tu sais sans doute que depuis 'Love me do' (1962) je suis comme toi, un fan inconditionnel des Beatles, que ma cousine anglaise avait eu la bonne idée de me faire découvrir 'en vrai' à Londres à cette époque. (On entendait rien ,a part les hurlements des minettes mais j'y étais ?? ) C'est d'ailleurs grâce a eux que j'ai appris l'anglais, faisant tourner en boucle tous leurs albums que je connais encore pratiquement par cœur. Bref , pour en venir a ton 'coup de sang' à propos de 'Get back ' , je partage largement ton opinion et aurais mille fois préféré un film sur les sessions glorieuses de Abbey road.( que j'ai essayé de visiter sans succès. Interdit aux simples ploucs) La lente désagrégation du groupe que montre cette série , tirée des sessions de 'Let it be' sont déprimantes au possible . Lennon comme absent , Yoko Ono a qui on a envie de flanquer des baffes. Enfin tout ce que tu décris bien mieux que moi ,avec ta plume d'écrivain.. Je trouve aussi l'attitude de Mc Cartney remarquable de simplicité et self-contrôle devant l'enfoutisme général de ses collègues. Il a d'ailleurs toujours été mon idole, et l'est encore. ( vu 4 fois en concert même à l'époque des Wings). Sir Paul fait trop bien revivre leur grande époque…) Par contre, j'ai trouvé ce document intéressant et utile pour mieux comprendre comment cette ambiance malsaine et le désintéret de Lennon et Harisson ont lentement tué le groupe . Je ressentais ça déjà dans le film 'let it be ' à l'époque.
Daniel Ichbiah tu oublies l'essentiel....en ne précisant pas que let it ne est aussi un concept album,sur désir de John principalement. Et ce concept intéressant est celui d'un retour aux sources, d'un root album. Moi j'aime bcq cette pause accoustique , bien calée entre 2 albums à la production grandiloquente. Salut, un fan gâté!
Let it be est un concept, tout comme Pepper en est un autre ou abbey road un troisième. Le côté brut, à l’os EST le concept de l’album. Oui, Yoko est du genre tête à claques. Oui, Harrison paraît parfois désabusé mais on voit quand même la sauce qui prend, les suggestions de chacun malgré toute la lassitude, et aussi ce sens de l’humour, ce second degré sarcastique qui les rend intéressants. Les privâtes jokes fusent, ils se cherchent mais surtout, on voit la trouille de ce groupe à jouer de nouveau en Live. Et à la fin, sur le toit, ils resserrent les boulons et jouent très bien. C’est un formidable documentaire, l’image est superbe, le son énorme ( j’ai un home cinéma à l’ancienne avec vraies enceintes bose…) et je crois que c’est le truc le plus important sorti depuis l’anthologie. Quant à l’album Let itBe, les compositions sont souvent excellentes malgré le mixage final de Spector que je qualifierais poliment de « daté ».
Pour moi c'est assez remarquable...un témoignage sur, le processus de création, la genèse de chansons, la vie d'un groupe et l'équilibre des egos...l'époque et sur la consommation de tabac...
Je pense que vos théories ont été consolidées précisément parce que vous avez vu le documentaire. Je ne pense pas que cela ait beaucoup à voir avec le fait d'aimer, de ne pas aimer ou d'être déçu. Le documentaire montre précisément la fin des Beatles en tant que "monstre à 4 têtes" comme dirait Jaegger. Quoi qu'il en soit, il y a encore des étincelles du processus de création collective et c'était vraiment bon à voir. Je trouve incroyable au 21ème siècle l'évaluation de la "phagocytose" de Lennon par Yoko et aussi quelques commentaires sur son blog à propos de Yoko. « Long and widing road» pour les femmes...
Salut Daniel nous nous connaissons tous les deux depuis des années, d'ailleurs je ne compte plus Egalement fan des Beatles de la première heure (Anglaise) j 'ai trouvé ce film excellent car moi je prends tout sur le groupe Je ne pense pas vraiment que Jackson voulait démontrer quoi que ce soit sinon faire de l'argent et je pense que cela a fonctionné Effectivement le groupe va mal, mais ce que remarque Paul dans une des ses bios '' il y avait des moment magiques oule groupe redevenait le groupe"" les mêmes reflex Tu vois Daniel juste pour cela ce film vos cela, car ils existent Le premier opus,1969 est un peut court et d une tristesse, Jackson aurait pu nous éviter je te l'accorde une bonne heure qui ne servent à rien, bise l ami fan Bob (alias c. About)
Si, je trouve ce documentaire intéressant mais ce n'est plus l'amitié et la ferveur de leur début où ils ne faisaient qu'1 notamment physiquement !
On va pas se plaindre. Je trouve le film bien fait bien restauré, aussi bien pour le son et l image. Je trouve dommage que à la fin du film le clip entier des chansons importantes ont été raccourcies. Alors que dans l Anthologie en DVD ils sont en entier. De plus ils manque quelques heures qui j espere sortiront en bonus et inédits.
J'ai beaucoup aimé au contraire. On comprend que les aspirations de chacun des membres de ce fabuleux groupe, les séparent peu à peu. Mais dès qu'ils partagent et font l'effort de s'écouter le feu reprend de plus belle. Et oui il y a de la magie dans l'air ! C'était une magnifique alliance, une osmose rare, et on ne peut que regretter qu'elle est pris fin. Mais on comprend bien ici qu'il n'y avait pas d'autres issues.
ca se défend ! sur le besoin du doc c'est effectivement discutable. Sur l'analyse de l'album et du groupe je suis archi d'accord avec l'analyse. Et je suis sans doute même plus sévère : Lenon, malgré quelques fulgurances par la suite ne reviendra jamais à son niveau de création, la drogue dure sans doute (héro) et Yoko, trop de fric tout ça...quand à Harrison, que j'aime beaucoup, je pense néanmoins qu'il est passé d'un statut sous estimé à surestimé depuis quelques temps...ok "all things must pass est un super album, mais bon ensuite ? ensuite, en réalité rien d'extraordinaire, quelques morceaux sympas avec cloud nine, et c'est tout.. il est où alors le fameux super Beatles sous estimé ? je le cherche encore (sans parler de l'un de ses meilleurs morceaux qui n'est autre qu'un... plagiat) : et au final c'est ce que montre ce doc, les Beatles sont finis et le seul créatif qui sort du lot c'est Mc Cartney ! ce qu'il prouvera les 20 années suivantes...
On va pas se plaindre. Je trouve le film bien fait bien restauré, aussi bien pour le son et l image. Je trouve dommage que à la fin du film le clip entier des chansons importantes ont été raccourcies. Alors que dans l Anthologie en DVD ils sont en entier. De plus ils manque quelques heures qui j espere sortiront en bonus et inédits.
Un groupe fini. Bin voyons. Avec un album comme Abbey Road juste derrière. Oui, un album pourri, comme tout le monde le sait ?? Et on n’a ici que trois semaines. Avec des contraintes très sévères. Ils s’en sortent super bien. La télé-réalité est très compliquée. Il faudrait que ce monsieur se renseigne un peu. Mais bien tenté pour faire le buzz.
Je peux comprendre le point de vue. Effectivement on a "juste" 56 heures de Let It Be à se mettre sous la dent................... Je pense que si on avait eu 56h des sessions de Pepper ou du White Album, ou d'Abbey Road, ou 56 heures en couleur HD/4K/DolBy Atmos de nos chers Beatles à Hambourg, l'enthousiasme aurait sûrement été plus débordant.
il est vrai que de discographie des beatles ,let it be reste un peut en demi teinte...mais la faute a qui?a un certain mr spector...c'est bien clair je n'ecoute plus que le "let it be naked"le vrai album en fait qui inclus aussi "don't let me down"mais de la a dire qu'il n'y a que 3 titres de bon faut pas pousser....across the universe,i've got a feeling,don't let me down???? pour le film en lui meme mr icbiah vous avez l'air d'oublier qu'il y'a une belle partie de la genese de l'album abbey road et meme de titres solo....alors certes l'ambiance n'etait pas toujours au beau fixe....comme dans un couple..mais quel respect entre ces gars.ca se sent...et le concert sur le toit???pas bon non plus???
Il est très intéressant ce film , il permet d'avoir un nouveau regard sur ce moment précis , par rapport à 1970 ! Et remémorons nous aussi le fait , pour ceux qui trouvent Get back " très faible " Que c'est les Beatles eux même qui voulaient un retour au source ! Un album brut de décoffrage sans fioritures ! La comparaison n'est donc pas à faire avec Sgt Peppers ou Abbey Road , vu que le but recherché n'est pas le même !
Ce,' qui est révélateur c, est de voir leurs retrouvai lles après le nouvel an. Avant ils se voyaient pendant les fêtes, allait l un chez l autre. Ils se voyaient aussi les WE bref il y a beaucoup de changements dans leurs, rapports amicaux. Paul y voyait mais il y avait déjà longtemps que John avait démissionner.
Les explications de Daniel ne sont pas entièrement fausses. Notamment sur le fait que les Beatles n'étaient plus les seuls en piste... Même si ce sont eux qui ont inventé la musique des années 70
ce documentaire (Get back) est un mensonge (l'art du montage...)
Bonjour à vous. Ce que vous décrivez très bien d’ailleurs est justement tout ce que je trouve formidable dans ce doc. Il est vrai. Il ne cache rien. Et je les aime encore plus depuis. Merci à vous pour cette analyse brillante.
Après avoir vu le film en entier, il faut avouer que Paul et John étaient et sont des compositeurs au top. Un sacré exploit d'avoir sorti autant de morceaux en si peu de temps. Let it be est un album live en fait alors qu'Abbey Road qui a suivi les cessions de let it be est vraiment abouti dans son organisation et sa conception. Et évidemment, on retrouve la patte de Georges Martin sur cet album. Après, il y aurait tellement à dire sur ce groupe qui a révolutionné la musique..
On ne peut pas plaire à tout le monde, mais Les Beatles étaient des créateurs 100% originaux tandis que la plus part des groupes regardaient à la loupe ce qu'ils faisaient et les imitaient. Comme exemple, voire quelques pochettes des Stones et ils ont eu la même idée de faire des éditions pour les 50 ans de leurs disques.
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