Les chansons des Rolling Stones - Une histoire des Stones

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Un livre n°1 des ventes !


daniel Je suis auteur de 3 livres sur les Stones :




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GRRR
Visuel fourni par le service presse Universal à l'occasion du lancement de la compilation GRRR...

Les chansons des Stones rendent heureux

Lors d'une soirée, il suffit qu'un musicien prenne sa guitare et lâche Jumpin' Jack Flash, que le DJ balance Miss you, et quelque chose de surnaturel se produit.

Une étrange 'vibe' parcourt la psyché.

Ô my God, c'est si bon...

Il en est ainsi : les chansons des Stones rendent heureux.

Elles nous propulsent dans un ailleurs où l'on est aux anges. Un savant mélange de blues, de rock'n roll, de musique africaine revisité par quelques influences européennes. Ce melting pot musical est irrésistible.

En réalité, ces chansons sont des geysers de bonheur, des sources de jouvence.

Y aurait-il là le secret de la jeunesse éternelle de Mick, la ténacité insensée de Keith envers et contre tout, la légèreté de Charlie ?

Seraient elles une potion magique avec pour ingrédients Honky Tonk Women, Gimmie Shelter, Hot Stuff ?...

Ces chansons ont une saveur particulière.

Comme eux, elles défient le temps. Elles font mouche à tous les coups, insensibles aux modes passagères.

Comme des joyaux princiers.


Présentation du livre

Présentation vidéo





Les chansons des Rolling Stones

Un très grand nombre des chansons des Stones ont une saveur intemporelle qui les place dans une sorte de panthéon du rock.

Satisfaction, Jumpin’ Jack Flash, Sympathy for the Devil, Angie, Paint it black, Start me up, Ruby Tuesday, Miss You

La seule évocation de ces titre suffit à susciter une émotion, à transporter l’âme vers des cimes où elle se sent bien.

Dans ce livre, nous découvrons que ces chansons que nous aimons tant ont eu une histoire passionnante, que ce soit par la façon dont elles ont vu le jour, par la façon dont elles ont pris forme, par leur carrière…

Ole Ole

Les chansons des Stones ont le plus souvent des histoires extraordinaires, à leur image…

Ce livre s’attarde également sur divers aspects liés à ces mêmes chansons : ‘Jagger le poète’, ‘Le secret de la musique des Stones’, etc. Il intègre une biographie courte du groupe.

Ce livre ne traite pas seulement des chansons des Rolling Stones les plus connues. Il traite aussi de certains titres moins célèbres mais qui ont toutefois une histoire étonnante, notamment leurs premiers singles.

Extraits : l'histoire de 5 chansons mythiques

(I can't get no ) Satisfaction

Single sorti le 6 juin 1965 aux USA et le 20 août en Angleterre.

L'année 1965 a été l'une des plus riches de l'histoire du rock en terme de morceaux entrés dans la légende. C'est durant cette année que sont apparus des titres comme 'Like a Rolling Stone' (Bob Dylan), 'Yesterday' (les Beatles), 'My generation' (les Who), 'Mr Tambourine man' (les Byrds - une reprise de Dylan), 'I got you babe' (Sonny & Cher), 'Day Tripper' (les Beatles), 'Sounds of Silence' (Simon et Garfunkel), 'Barbara Ann' (les Beach Boys)… Et c'est durant cette même année que les Stones ont sorti l'hymne rock qu'est 'Satisfaction'.

En 1989, les lecteurs du magazine Rolling Stone ont élu 'Satisfaction' meilleure de chanson de tous les temps. En l'an 2000, les spectateurs de la chaîne VH1 l'ont désignée meilleure chanson rock de l'Histoire. Sur une compétition similaire organisée par MTV et Rolling Stone la même année, elle est arrivée n°2 derrière 'Yesterday' des Beatles. Plus tard, en 2004, le magazine Rolling Stone l'a placée à la position n°2 des grandes chansons rock derrière 'Like a Rolling Stone' ! Ce qui ressort dans ces divers classements est tout de même clair : les trois chansons évoquées sont toutes nées en 1965 ! Avec le recul, il semble que cette année ait été bien particulière.

Les révolutions sonores, le travail sur les orchestrations vont bientôt transformer le rock, ouvrant des horizons inattendus, qui va accueillir une plus grande variété instrumentale, et s'affranchir du format classique des chansons. 1965 est donc une année charnière, où l'on perçoit les prémisses de cette évolution. 'Like a Rolling Stone' de Dylan s'étale sur plus de 6 minutes, 'Satisfaction' fait la part belle à un effet de guitare, 'Mr Tambourine Man' est une tentative d'électrifier la folk music… Quelque chose est dans l'air et ces chansons apparaissent comme des signes avant coureurs de ce qui va suivre.

En mai 1965, les Rolling Stones sillonnent les États-Unis à l'occasion de leur troisième tournée américaine. Lors de la nuit du 6 au 7 mai 1965, alors qu'il est endormi dans un hôtel, le Fort Harrison de Clearwater (Floride), Keith Richards entend un riff de guitare dans son sommeil.

Afin de ne jamais perdre les idées musicales pouvant surgir de manière fugitive, il a pris soin d'installer un petit magnétophone à proximité de son lit. Richards se lève pour enregistrer ce thème, assorti de la phrase " I can't get no satisfaction " et d'un couplet mélodique. Il se rendort aussitôt.

Au petit matin, le guitariste se souvient d'avoir noté quelque chose pendant la nuit et rembobine la bande. À force de tâtonner, il parvient à réécouter 30 secondes de " Satisfaction " dans une version somnolente assortie d'un peu de guitare, suivi par 45 minutes de ronflements !

Mick Jagger entend Keith égrener les accords de 'Satisfaction' alors qu'ils séjournent dans le Fort Harrison :

" Il avait commencé à chanter, il n'avait que le début et de la façon dont il la jouait sur une guitare acoustique, cela sonnait comme du country à mes oreilles, pas comme du rock. "

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Assis sur le bord de la piscine, Jagger rédige les couplets de 'Satisfaction'. Sans le réaliser pleinement, il développe une écriture 'rock' qui s'inscrit dans le droit fil de l'attitude des rebelles du milieu des années 50, qu'il s'agisse de James Dean ou Marlon Brando au cinéma ou Eddie Cochran et Elvis Presley à ses tous débuts.

Depuis son retour de l'armée au début de 1960, Elvis s'est assagi. Un grand nombre de ses hits sont des chansons sentimentales et lui-même s'illustre avant tout dans une carrière cinématographique sans panache, imposée par son manager, le Colonel Parker - le King en souffre mais ne peut rien y faire, étant lié par contrat.

Les Beatles, pour leur part, s'ils sont volontiers facétieux, chantent alors principalement des chansons gaies aux paroles simples, et apparaissent comme des garçons de 'bonne famille'. Aux USA, les Beach Boys distillent eux aussi une pop guillerette, vantant les mérites du surf et des filles de Californie. Celui qui pousse les accents de la rébellion, d'une remise en question de la société est un chanteur folk, Bob Dylan, dont la poésie fait mouche auprès d'une jeunesse en quête de nouvelles réponses.

À travers 'Satisfaction', Mick Jagger reprend le flambeau de l'écriture rock rebelle et la hisse à une nouvelle étape : la réflexion sociétale. En premier lieu, le refrain est une complainte qui s'inscrit dans la tradition du blues : 'je n'arrive pas à obtenir de satisfaction'. Le texte lui-même est une charge virulente contre le mode de vie américain avec son consumérisme acharné. Mick raconte que le type à la radio le bassine d'informations qui ne lui sont aucunement utiles. Il se gausse ensuite des publicités diffusées sur les chaînes de télévision notamment de ce type qui vient lui dire combien sa chemise devrait être blanche.

Mais ce ne peut pas être un homme

Car il ne fume pas

Les mêmes cigarettes que moi'

Dans le dernier couplet, il s'aventure sur un territoire plus insidieux, en expliquant qu'il essaye d'avoir une aventure avec une fille et que celle-ci lui dit de revenir la semaine prochaine, car ce n'est vraiment pas son jour.

Dans la nuit du 10 au 11 mai, à Los Angeles, dans les studios RCA, les Stones effectuent un premier enregistrement de 'Satisfaction'. L'ingénieur du son est Dave Hassinger, avec lequel ils ont enregistré l'album The Rolling Stones, now ! dans les studios Chess de Chicago un an plus tôt. Charlie Watts est ému : c'est dans ce studio que Duke Ellington a enregistré l'un des disques qu'il affectionne le plus, Take the 'A' Train.

Sur la première version, Brian Jones effectue une partie d''harmonica. Au fil des répétitions, Charlies Watts apporte une contribution d'importance : il estime qu'il faut interpréter 'Satisfaction' qui s'apparente encore à une ballade folk à la façon d'un rock.

Keith Richards demeure sceptique sur ce morceau et n'envisage pas le moins du monde que 'Satisfaction' puisse devenir leur prochain single. Seul Bill Wyman exprime un réel engouement pour la nouvelle chanson qui selon lui, est la meilleure qu'ils aient enregistrée à ce jour.

Pour interpréter le riff d'ouverture, Keith Richards aimerait faire intervenir une section de cuivres mais le temps manque. Faute de mieux, il se rend dans le magasin de musique local afin de faire l'acquisition d'une pédale d'effet qui pourrait enrichir la sonorité de la guitare. Il déniche un appareil en solde : Gibson Maestro Fuzz Tone. Elle correspond parfaitement à ce qu'il recherche : elle produit un son 'fuzzy' (flou), épaissit le son de sa guitare et la fait sonner à la manière d'une section de cuivres.

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Le 12 mai, dans les studios RCA de Hollywood, entre 22 heures et 2 heures du matin, les Rolling Stones réenregistrent 'Satisfaction', sur un tempo plus rapide. Richards se sert la Fuzz Box en introduction à chaque couplet - il ne sait pas encore que ce riff va bientôt devenir légendaire.

Les " hé, hé, hé ! " qui fusent à la fin de chaque refrain, l'intermède de Watts à la batterie, le riff de guitare avec sa sonorité 'fuzz', tous les ingrédients semblent là pour un hit universel de portée immédiate.

En dépit d'un tel traitement, Keith Richards n'est toujours pas convaincu du potentiel de 'Satisfaction' :

Keith ne pensait pas que 'Satisfaction' puisse faire l'objet d'un single ni même qu'il faille en faire quoi que ce soit, a raconté Mick.

La question est tranchée en faisant voter ceux qui ont participé au morceau, y compris leur manager Andrew Oldham, le pianiste Ian Stewart et l'ingénieur du son Dave Hassinger. Le oui ayant triomphé, 'Satisfaction' est programmé pour une sortie américaine le 6 juin 1965.

Bill Wyman est tellement convaincu du potentiel de 'Satisfaction' qu'il parie une paire de boots sur mesure d'une boutique ultra-chic, Anelo & Davide, comme quoi ce sera le plus grand succès qu'ils aient sorti.

En réalité, dès que les radios commencent à diffuser 'Satisfaction', son impact est immédiat. L'effet du single est perceptible dès le 16 mai, au vu de l'accueil que réserve le public lorsque la chanson est étrennée sur la télévision américaine dans l'émission Hollywood A Gogo.

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'Satisfaction' déloge 'I got you babe' de Sonny & Cher et devient le premier n°1 des Rolling Stones aux États-Unis. Durant l'été 1965, elle est présente sur les ondes du monde entier et s'impose d'un bout à l'autre de la planète. Sur scène, la chanson va devenir l'un des morceaux de bravoure du groupe avec une version étendue pouvant se prolonger sur une bonne dizaine de minutes.

" C'est la chanson qui a fait les Rolling Stones, celle qui a transformé ce groupe parmi tant d'autres en un groupe énorme. Tu n'as besoin que d'une chanson. C'est impressionnant de voir à quel point la popularité de cette chanson a donné au groupe une stature mondiale, " a confié Mick Jagger au fondateur du magazine Rolling Stone, Jann S Wenner vers 1995.

En 1998, les ventes mondiales de ce single étaient estimées à 5 millions, dont 1,5 millions sur le seul territoire américain.

'Satisfaction' a fait l'objet d'une centaine de reprises, par des chanteurs tels que Otis Redding, Aretha Franklin, Devo, Jack White, le français Eddy Mitchell mais aussi Bryan Adams et Britney Spears. Sur un pirate fort rare des Beatles, on peut entendre une reprise de la chanson effectuée en 1969. Il en est de même sur un pirate de Bruce Springsteen remontant à 1978.

Jumpin' Jack Flash

Single des Stones sorti le 24 mai 1968.

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Dès l'introduction, 'Jumpin' Jack Flash' s'impose comme un morceau de bravoure, comme un incontournable. Par bonheur, la mélodie et le refrain ne font qu'amplifier l'effet. D'un bout à l'autre, la chanson fait mouche, balayant tout sur son passage. Un nouveau classic du rock est né. L'atmosphère est festive avec un refrain qui clame : " it's a gas, gas, gas " (on s'amuse à la folie !).

Doté d'un texte incompréhensible trempé dans le dadaïsme, 'Jumpin' Jack Flash' est soutenu par une rythmique de guitare ravageuse, quelque chose qui commence à apparaître comme la marque de fabrique de Keith Richards.

Bill Wyman demeure persuadé qu'il a inventé le gimmick de la chanson - celui joué par les guitares - lors d'une répétition alors qu'il se trouvait au piano avec Brian et Charlie. Il a déploré de n'avoir nullement été crédité comme co-auteur. C'est ce qu'il a affirmé dans son autobiographie Stone alone :

" Nous sommes allé dans un studio à un moment… Il me semble que c'était un studio de répétition. Il n'y avait que moi, Brian et Charlie - Mick et Keith n'étaient pas encore arrivés. Je m'occupais comme je le pouvais et je me suis assis au piano. J'ai balancé ce riff, Brian a fait un peu de guitare, Charlie nous a soutenu. Nous avons fait cela pendant 20 minutes pour passer le temps, et puis Mick et Ketih sont arrivés et ils ont dit :

Hey, c'est super bien, continuez comme cela, c'est quoi au juste ?

Juste quelque chose que nous avons improvisé.

Ça sonne bien !

Le jour suivant, nous l'avons enregistré, Mick a écrit de bonnes paroles et cela a produit un très bon single. "

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Keith Richards, à plusieurs reprises, a pourtant donné une toute autre version.

Mick et moi nous trouvions dans ma maison à la campagne. Nous étions demeurés réveillés toute la nuit. Il était 6 :30 du matin, la journée était lugubre, grise comme peut l'être l'Angleterre. Nous étions en train de nous effondrer. Et puis soudain nous avons entendu un bruit de bottes par la fenêtre et cela a réveillé Mick. Il a dit :

C'est quoi cela ?

Oh, c'est Jack, jumpin' Jack. (Jacques, celui qui sautille).

Nous avons alors commencé à jouer avec ces mots… "

Jack Dyer était le jardinier de Keith Richards et il avait tendance à sauter. Jagger a spontanément ajouté le mot 'Flash' (éclair). Richards a attrapé une guitare qui se trouvait accordée de manière spéciale (en Ré), et c'est ainsi que le riff est venu.

Enregistrée en mars et avril 1968, la chanson a été produite par un nouvau producteur Jimmy Miller qui leur a laissé carte blanche, notamment pour ce qui est de restituer le son blues-rock qui est le leur.

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Le son essentiel que l'on entend d'un bout à l'autre a été l'une des trouvailles de Keith Richards : une guitare acoustique branchée sur un petit appareil à cassettes, ce qui l'amenait, du fait de la distorsion à sonner comme une guitare électrique. Comme il l'a raconté dans Life :

" Dans les petits motels où nous séjournions, la seule chose que vous pouviez utiliser pour enregistrer, c'était cette nouvelle invention appelée le magnétophone à cassette. En jouant sur une guitare acoustique, vous pouviez surcharger le lecteur de cassette Philips jusqu'au point de distorsion. Lorsque vous le rejouiez, cela avait l'allure d'une guitare électrique. "

Charlie Watts a ajouté par la suite que la force de 'Jumpin' Jack Flash' est venue en partie de ce que les musiciens se trouvaient très proches les uns des autres dans le studio.

Plus personne ne fait cela aujourd'hui.

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Au moment de sortir le disque, Brian Jones manifeste son désaccord. Il estime que la face B, la ballade 'Child of the moon' serait plus commerciale. Il ne va pas tarder à changer d'avis, quand il constate combien ce morceau 'fonctionne' en radio comme en live.

De fait, l'accueil du single est très bon. 'Jumpin' Jack Flash' se classe n°1 en Grande Bretagne et n°3 aux USA. Avant tout, il affiche le retour des Stones à un rock pur et brut, teinté de blues après leur escapade pop de l'année 1967. Le groupe a retrouvé son territoire naturel et prodigue une musique directe et festive, sans fioriture.

Lors d'un sondage organisé en 2003 par le magazine britannique Q, 'Jumpin' Jack Flash' a été votée meilleure chanson des Rolling Stones.

Wild Horses

Single sorti le 12 juin 1971.

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" 'Wild Horses' traitait de cette chose habituelle : ne pas avoir envie d'être sur la route, être à des millions de kilomètres de là où vous souhaiteriez être, " a confié Keith Richards.

Dans Life, Richards en dira davantage :

" 'Wild Horses' s'est pratiquement écrite toute seule. Elle est née en partie de mes expériences d'accordage de guitare. J'ai trouvé ces accords sur une guitare douze cordes, et ils ont donné à la chanson son caractère, sa sonorité. Une certaine tristesse a tendance à sortir d'une douze cordes… "

" Ce fut un de ces moments magiques où les choses se mettent en place. Un peu comme pour 'Satisfaction'. Vous le rêvez et soudainement c'est dans vos mains. Une fois que vous avez à l'esprit la vision de chevaux sauvages, quelle est prochaine phrase que vous allez employer ? Il faut que ce soit : ne pouvaient m'entraîner au loin. "

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Comme il l'a raconté, la chanson parlait du fait de se rendre aux USA alors qu'il ne souhaitait pas spécialement partir - son fils Marlon n'avait encore que deux mois. Comme bien souvent, Keith a eu l'idée d'un bout de la mélodie et aussi la phrase sur les chevaux sauvages.

Mick Jagger s'est alors attelé à l'écriture. Il en est sorti une complainte assez attristée où il semble évoquer une rupture amoureuse avec une femme qu'il dépeint 'sans grâce' qu'il ne peut laisser filer entre ses doigts. Certains vers semblent très personnels :

I watched you suffer a dull aching pain

Now you decided to show me the same

(Je t'ai vue en train d'éprouver une longue sourde douleur. Maintenant, tu as décidé de me montrer ce que c'est.)

Jagger y dit aussi que la confiance a été brisée et que l'heure est aux larmes. Il a été souvent été prétendu que la chanson parlait de Marianne Faithfull qui a été sa compagne à partir de la fin 1966 et qui à l'automne 1969, s'est amourachée d'un peintre et cinéaste italien, Mario Schifano. Jagger affirme pourtant que ce n'est pas le cas et que leur relation était finie depuis belle lurette à ce moment là. Pourtant, comme le montre le film Stones in the Park tourné au début du mois de juillet de la même année, à cette époque, le couple semblait se porter fort bien. Or, 'Wild horses' a été enregistrée en décembre.

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C'est en effet lors de leur passage du 2 au 4 décembre 1969 dans les Muscle Shoals Sound Studios en Alabama (voir l'entrée 'Brown sugar') que les Stones enregistrent 'Wild Horses'. Richards confiera d'ailleurs ce détail croustillant : le refrain a été achevé dans les toilettes du studio.

Pendant que les musiciens travaillent sur la chanson, un musicien venu de Memphis, Jim Dickinson tapote sur le vieux piano qui se trouve derrière les baffles. Soudain, Keith passe par là et ce qu'il entend lui plaît bien. Il lance alors :

" Hey ! Il faut que tu joues cela ! "

Bien que Mick Taylor ait rejoint le groupe depuis juin et assure la plupart des solos de guitare, dans le cadre de 'Wild horses', Taylor a joué la guitare acoustique et c'est Richards qui intervient en solo sur l'intermède.

Originellement, Keith Richards a montré la chanson à son ami Gram Parsons et ce dernier l'a tant apprécié qu'il a demandé à ses deux auteurs de pouvoir l'enregistrer avec son groupe les Flying Burrito Brothers. Bien que la version des Stones ait été enregistrée auparavant, comme le groupe est alors en conflit avec leur comptable Allen Klein, la version des Flying Burrito Brothers va apparaître en avril 1970 sur l'album Burrito Deluxe, un an avant la sortie de Sticky Fingers. Bien qu'un peu plus lente, leur version évolue dans le même esprit.

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Le single sort uniquement aux USA et atteint la 28ème position des charts.

C'est avec le temps que 'Wild horses' a acquis une stature, en partie parce que la chanson a fait l'objet d'un très grand nombre de reprises, par des artistes du calibre de Neil Young, Elvis Costello, Gun's N' Roses, Alicia Keys, Willie Nelson et bien d'autres. La chanson a par ailleurs figuré dans l'album live Stripped que les Stones ont sorti en 1994 (avec des versions acoustiques de divers morceaux) et sous cette forme, 'Wild horses' est ressorti en single.

En 2009, la chanteuse Susan Boyle, peu avoir triomphé à un jeu télévisé, l'a placé au tout début de son premier album I Dreamed a Dream et la chanson est ainsi revenue sur le devant de la scène - l'album de Boyle a été l'une des meilleures ventes de l'année, et 'Wild horses' en a été le premier single.

Angie

Single des Rolling Stones sorti le 17 août 1973, extrait de l'album Goats Head Soup.

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Ah cette sublime introduction à la guitare… Et cette mélodie d'une insidieuse beauté. 'Angie' est d'une grâce immédiate, irrésistible, passionnée.

C'est vers le printemps 1972 que Keith Richards a imaginé cette sublime suite d'accord. Il n'avait alors qu'un début de mélodie et un nom : Angie. À ce propos, Richards a eu des versions contradictoires.

Ce qui est sûr, c'est qu'à cette époque sa compagne Anita Pallenberg se préparait à accoucher d'une fille. Il a donc d'abord relaté qu'ils avaient opté pour le prénom Angela.

"Le nom a commencé à résonner dans la maison ", confiait Richards dans les années 80.

Dans son autobiographie Life, Richards a toutefois changé de version et déclaré qu'à cette époque, les couples ignoraient quel serait le sexe de l'enfant. Le nom serait donc simplement venu comme cela. Le 26 mars 1972, il était entré à la clinique de Vevey, une ville située sur la rive nord du lac Léman, en vue de faire cesser sa dépendance à l'héroïne.

" Un jour je suis sorti du trauma usuel, j'avais une guitare avec moi et j'ai composé 'Angie' dans l'après-midi, assis sur sur mon lit. Je pouvais à nouveau bouger mes doigts et les placer à la bonne position. C'est parti ainsi : 'Angie, Angie…'. Cela ne concernait personne en particulier. C'est juste un nom. À cette époque, je ne savais pas que ma fille serait nommé Angela. "

Angela Richards est née deux semaines plus tard, le 17 avril 1972 et de fait, il apparaît que le couple avait d'abord retenu le nom Dandelion - du nom d'une chanson enregistrée en 1967 .

Le titre 'Angie' a plu à Mick Jagger qui s'est mis à écrire la chanson, celle d'un amour qui touche à sa fin.

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La chanson est enregistrée à partir de la fin novembre 1972 alors que le groupe se trouve en Jamaïque pour l'enregistrement de l'album Goat's head soup - dans lequel elle va figurer. Le pianiste Nicky Hopkins interprète la suave partie de piano. C'est Jagger qui a la très bonne idée d'ajouter des violons sur le pont orchestral.

'Angie' sort au milieu de l'été 1973 et devient un hit instantané, se classant n°1 dans de nombreux pays dont les USA - où il entre directement à cette position. Pourtant, en Grande Bretagne, il ne dépasse pas la 5ème place. À lui seul, le single propulse toutefois les ventes de l'album Goats Head Soup, tant il touche un vaste public.

Avec 1,2 millions d'exemplaires vendus sur ce continent, 'Angie' est généralement considéré le plus gros succès des Rolling Stones en Europe.

Durant de nombreuses années, Jagger ne cessera de dire que la chanson ne concerne aucunement Angela Bowie, l'épouse du chanteur David Bowie durant les annés 70.

Miss you

Single sorti en mai 1978.

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'Miss you' a été le dernier n°1 des Stones. Ils n'ont jamais plus retrouvé cette position depuis au niveau des singles, même si 'Start me up' et 'Emotional Rescue' ont frôlé cette position suprême, aux USA.

La toute première inspiration pour ce morceau est venue alors que le groupe était en tournée en Europe durant l'année 1976. À cette époque, une nouvelle vague musicale se dessine, celle du punk, une forme ultra-basique du rock. Elle se développe en partie en réaction avec les groupes baba-cools à la Yes ou Emerson, Lake & Palmer dont la musique, de plus en plus sophistiquée, commence à devenir prétentieuse et ennuyeuse.



Porté par des guitares ultra-saturées et le chant irrité du chanteur Johnny Rotten, la chanson 'Anarchy in the UK' est apparue le 26 novembre 1976, interpétée par les Sex Pistols. Elle n'a pas obtenu un succès marquant mais a tout de même donné le signal de la nouvelle approche des punks : une musique de révolte, ultra-basique, reposant sur des accords ultra simples. La tendance se dessine et elle s'amplifie de mois en mois. Lorsque les mêmes Sex Pistols sortent l'album Never mind the bollocks en octobre 1977, celui-ci grimpe dès la première semaine au sommet du hit-parade anglais - il a fait l'objet de 125 000 pré-commandes.

Pour les groupes qui ont triomphé durant les années 60 et 70, la vague punk apparaît comme une menace patente. Les nouveaux groupes comme Clash déclarent ouvertement qu'il faut en finir avec les Rolling Stones, les Pink Floyd et autres chevelus. Du jour au lendemain, les Stones qui ont réussi à demeurer à la mode durant deux décennies, courent le risque de devenir has been, d'être relégué à la génération précédente. Ils vont se tirer brillamment d'affaire en exploitant une toute autre corde.

Si le punk a une certaine popularité en Grande Bretagne, il demeure marginal sur l'essentiel de la planète. À New York comme partout ailleurs, c'est le disco qui triomphe, au point de s'immiscer dans d'autres genres. Même la grande dame du funk, Aretha Franklin s'est retrouvée obligée d'enregistrer du disco.

Selon ce qu'a rapporté Jagger, il n'avait pas spécialement l'intention d'écrire un tube disco. Il se trouve cependant qu'à cette époque, lui-même fréquentait de nombreuses boîtes de nuit et qu'il en était de même pour Charlie Watts qui adore des chansons de musique club comme 'Disco Inferno' ou encore celles de The O'Jays.

" Nous achetions ces disques, nous les écoutions. Charlie était très au fait de ces grooves qui sous tendent les morceaux de danse. C'était l'âge d'or dans la dance music avec un batteur jouant live. Cela intéressait fortement Charlie, il était au fait de toutes les subtilités et tentait tout le temps d'en jouer. "

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Un soir de février 1977, à Toronto, alors que Keith Richards vient d'être arrêté pour possession de drogue, Jagger se retrouve dans un club de Toronto, le El Mocambo. L'organiste Billy Preston - qui s'est initialement rendu célèbre en jouant sur 'Get back' des Beatles - est présent, et il lui montre comment fonctionne un beat de dance sur quatre temps. Jagger prend la guitare et ils démarrent une répétition. Il développe quelques phrases avec une voix de fausset et la mayonnaise semble prendre. 'Miss you' (tu me manques) est en train de prendre forme.

Lors d'une séance suivante, le même Billy Preston s'empare de la basse et commence à égréner le motif qui va orner 'Miss You'. Les autres membres du groupe demandent alors à Bill Wyman s'il pourrait broder quelque chose autour de cette idée. Il en déduit une ligne de basse qui n'est pas sans rappeler celles qui ponctuent les disques de Donna Summer ou Gloria Gaynor.

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Progressivement, 'Miss you' évolue vers quelque chose qui ressemble davantage à du disco qu'à de la musique à la Stones. La question se pose : est-ce que Keith va accepter cela ? Les Stones n'ont pas vocation à frayer avec la musique des clubs. Pourtant, à en croire Jagger, la pilule serait passée aisément, sans résistance aucune. Mieux encore, il insiste pour dire que Charlie Watts a instantanément adoré cette initiative et que Bill Wyman était tout fier de sa ligne de basse.

La chanson est enregistrée alors que le groupe a investi les studios de Pathé Marconi à Paris, du 10 octobre au 21 décembre 1977. Il est à noter qu'au même moment, au même endroit se trouve un groupe français débutant qui répète ses chansons en vue de son premier album ; il a pour nom Téléphone !

'Miss you' est enlevé avec brio. Intelligemment ficelée, la chanson allie leur style usuel à quelques emprunts au disco. Jagger effectue un véritable numéro vocal, hurlant ou chuchotant sur une rythmique irréprochable. Pour l'occasion, il déforme même son accent jusqu'à en devenir méconnaissable.

Une fois n'est pas coutume, la partie d'harmonica n'est pas jouée par Jagger. Il se trouve que Keith Richards et lui ont un jour entendu un jeune garçon, Sugar Blue, jouer de l'harmonica dans la rue et ont été époustouflé par sa performance. Ils l'ont donc fait venir au studio et les interventions qu'il réalise sur 'Miss you' apportent une coloration blues inattendue, qui bonifie encore le titre.

La chanson qui ouvre l'album Some girls a réalisé l'incroyable challenge : créer un morceau pour boîtes de nuits tout en conservant le son Stones. Face aux reproches de certains journalistes puristes, Jagger se défend d'avoir voulu faire un album disco, rappelant que sur l'album Some girls, seule cette chanson présente un groove dance.

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Sous forme de single, 'Miss you' devient leur 8ème n°1 aux USA, dès le 5 août 1978 - elle n'y demeure toutefois qu'une semaine. Cette année là, la concurrence est rude, notamment de la part des Bee Gees qui classent trois singles issus de l'album phare du disco, Saturday Night Fever au sommet. 'Miss You' va toutefois demeurer l'un des plus gros hits de la carrière des Stones.

Keith Richards savoure au passage la victoire du groupe. On les qualifiait de has been ? Ils viennent de pulvériser tous leurs records.

La popularité de 'Miss you' entraîne l'album Some girls qui se classe à son tour n°1 et devient la plus grosse vente des Stones : 6 millions d'unités vendues. Que dire ? Les punks peuvent aller se rhabiller !..

Un extrait du livre publié par le Nouvel Obs

Rolling Stones : les trois ingrédients (surprenants) de leur succès

Cet extrait du livre Les Chansons des Rolling Stones a été publié par le Nouvel Obs du 17 mai 2014.

Stones Obs

La musique des Stones n'est comparable à aucune autre…

À première vue, c'est un groupe de rock tout à fait ordinaire, fondé autour d'une base classique : deux guitares, une basse, un batteur.

En dépit de cette forme traditionnelle, les Stones ne ressemblent pas à Nirvana, à Oasis, à Police ou à Led Zeppelin.

Ils sont tout bonnement uniques.

Qu'est ce qui les distingue d'autres groupes ? Trois facteurs majeurs.

Jagger, chanteur de r'n'b

GettyImages@Gary Miller.jpg pour promotion du DVD Ole Ole - Eagle Entertainment

En premier lieu, Jagger ne chante aucunement comme les autres chanteurs de rock. La plupart du temps, ceux-ci s'expriment dans un contexte dérivé de la musique européenne, ce qui signifie qu'ils interprètent des mélodies.

Jagger ne s'inscrit pas dans un tel courant. Sa façon de s'exprimer, de débiter et hacher les mots n'est pas celle d'un chanteur blanc. Elle se rapproche davantage du phrasé d'un Otis Redding ou d'un James Brown.

Et oui… Jagger est un chanteur de r'n'b !…

Un chanteur de r'n'b dans un groupe de rock.

De fait, Jagger a souvent affirmé sa distance envers ce que l'on appelle le rock'n'roll. Il ira jusqu'à affirmer qu'il n'a jamais été inspiré par Elvis Presley.

" Je ne me considère pas comme la meilleur rock star et cela n'a pas jamais été le cas. Je ne suis pas intéressé par le rock'n'roll blanc " a-t-il déclaré en 1975.

Deux années plus tard, alors que la vague punk explose, il va plus loin.

" Je trouve très difficile de danser sur le jeu de musiciens blancs car ils ne placent pas correctement les accents.

Ce n'est pas que ce soit trop rapide, c'est juste que tous les accents sont au mauvais endroit. J'ai toujours ressenti cela sur le rock blanc - depuis Elvis jusqu'aux Sex Pistols "

Keith Richards, gardien du tempo

Keith Richards

Ce qui rend le son des Stones si rare tient donc en premier lieu de cette combinaison : un chanteur de r'n'b sur une rythmique d'un rock teinté de blues.

Il existe une autre particularité dans la sonorité du groupe, que Bill Wyman a dévoilé à Victor Bockris, biographe de Keith Richards.

" Tous les orchestres suivent le batteur, sauf nous " a raconté Wyman.

" Chez nous, le batteur suit le guitariste rythmique, à savoir Keith Richards. "

Et oui… Celui qui marque le tempo, celui sur lequel s'ajuste les autres musiciens est Keith.

Charlie Watts accuse donc perpétuellement un infime retard par rapport au lead guitariste et il en résulte un maillage presque inimitable.

Un batteur 'swing'

getty-518078932 @Gary Miller pour promotion du DVD Ole Ole - Eagle Entertainment

Si l'on ajoute à cela que ce même Watts a un jeu de batterie très particulier, assez basique mais trouvant son origine dans le jazz, l'on obtient le troisième ingrédient : un certain sens du swing, que l'on rencontre rarement dans la frappe des batteurs du rock.

Keith Richards a commenté la chose ainsi :

" Je ne sais pas comment il a fait pour être aussi bon. Il serait le dernier à être d'accord mais pour moi, il est LE batteur.

Il n'existe pas beaucoup de batteurs de rock qui aient du swing. La plupart ne savent même pas ce que le mot veut dire. "

Résumons-nous : un chanteur de r'n'b qui s'exprime sur la rythmique rock d'un champion du genre, un batteur swing qui se cale sur ce même guitariste.

Les Stones, c'est cela et bien d'autres choses, mais ces trois facteurs distinguent clairement ce groupe et lui donnent, lorsqu'il est au meilleur de sa forme, quelque chose qui ne ressemble… qu'aux Stones.


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Interview sur Sud Radio


Le 13 juin 2014, pour mieux fêter la venue des Stones, Marc Leval m'a invité sur Sud Radio pour évoquer la fabuleuse carrière du groupe, et parler du livre 'Les Chansons des Rolling Stones'.
Leval a programmé une heure entière d'émission autour du groupe, pour mieux décortiquer ce qui fait le mythe, et autres sujets abordés dans le livre comme le secret de leur musique.
L'émission a été enregistrée en live le 13 juin 2014.
Voici ce document... Une heure de délice avec en prime quelques morceaux comme Jumping Jack Flash !!!


Podcast interview Daniel Ichbiah par Marc Leval


Les 10 chansons majeures des Rolling Stones

Un classement tout à fait subjectif...

Chansons

1. Jumpin' Jack Flash

2. Honky Tonk Women

3. Can you hear me knockin'

4. Lady Jane

5. Sympathy for the devil

6. Ruby Tuesay

7. She's a rainbow

8. Let it bleed

9. Tumblin' Dice

10. Miss you

11. Rock's off

12. Wild horses

Albums


1. Sticky Fingers
2. Let it Bleed
3. Beggar's Banquet
4. Exile on Main Street
5. Black and Blue

 

 

 

N'hésitez pas à me communiquer vos propres classements en m'écrivant ici :

Mes chansons / albums préférés des Stones

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Les Chansons des Rolling Stones n°1  - 14 juin 2014

13 juin 2014

Pour la venue des Stones en France - le livre a été proposé en Offre Eclair sur Amazon... Le résultat a été rapide...

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Egalement n°1 catégories Pop-rock, Histoire (biographies), Art Musique et Cinéma

Les Chansons des Rolling Stones n°1 rubrique Art Musique et Cinema - 13 juin 2014 Les Chansons des Rolling Stones n°1 rubrique Pop Rock - 13 juin 2014 Stones no1 histoire
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Une brève histoire des Rolling Stones

miniature
Crawdaddy
England

(...)

À leur origine, les Rolling Stones ne souhaitent pas qu'on les considère comme un groupe de rock, estimant que leur musique relève davantage du courant appelé " rhythm' and blues " (plus tard rebaptisé r'n'b).

La ferveur qu'ils mettent à faire connaître leur moyen d'expression a quelque chose d' " évangélique " pour reprendre les termes de Jagger. La musique qu'ils jouent est composée de reprise des bluesmen et par chance, elle semble attirer le public, une fois qu'on lui donne la chance de se faire entendre. Quand à savoir jusqu'où cela pourrait aller, nul ne peut alors l'affirmer.

Keith a confirmé qu'à cette époque, l'une de leurs ambitions était de " brancher " les gens sur le blues et a comparé leur attitude à celles de disciples : s'ils pouvaient parvenir à faire aimer Muddy Waters, Jimmy Reed, Howlin' Wolf et John Lee Hooker à un grand nombre de gens, le travail était accompli et ils n'en demandaient pas plus. Brian Jones a donné la même version :

" Nous voulions que tout le monde adore nos idoles. "

(...)

Découvrez ce chapitre intégral sur cette page : Brève histoire des Rolling Stones

Un essai sur les Rolling Stones

Les Stones n'ont rien à prouver.

Voilà 50 ans qu'ils font un pied de nez aux modes, aux blanc-becs qui voudraient hâtivement les déloger ou aux vaniteux détracteurs de passage. Leurs gesticulations et fanfaronnades ne décrochent qu'un sourire amusé sur le faciès de Keith.

(...)

Pour lire la suite :



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Autres livres sur les Rolling Stones écrits par Daniel Ichbiah

City Editions. 2006. L'Intégrale

Version augmentée 2012 - Dictionnaire Rolling Stones

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Daniel Ichbiah a été deux fois n°1 du Classement Général des ventes
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Fiche de la page

L'histoire des Rolling Stones à travers leurs chansons. Comment sont nées Angie, Paint it black, Satisfaction, Honky Tonk Women, Jumpin' Jack Flash et autres morceaux de légendes. Quel est le secret de la musique des Stones ?
Published by: Danic
Date published: 06/02/2014
Edition: 1
ISBN: 979-10-91410-30-4
Available in Ebook Paperback
Mick Jagger, Keith Richards, Charlie Watts, Bill Wyman, Brian Jones, Mick Taylor