Mark Zuckerberg - biographie

La première histoire complète de Mark Zuckerberg

Par Daniel Ichbiah, auteur de biographies de Steve Jobs et de Bill Gates publiées internationalement, mais aussi d'une histoire de Google, de la saga des jeux vidéo...

La Martinière, 2018

Mark Zuckerberg - la biographie - Daniel Ichbiah


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Est-ce que vous embaucheriez Mark Zuckerberg ?...

Daniel

Je vais vous faire une confidence...

Lorsque je me pose des questions sur la valeur d'un individu, que ce soit un candidat à une élection, un artiste ou un créatif que je dois interviewer, j'ai une curieuse question qui me vient parfois à l'esprit.

danic Une drôle de question qui amène un point de vue distancé sur la personne et m'amène à l'observer tel qu'il me paraît être réellement, indépendemment de son allure et de ce qu'il dit.

Cette question, c'est :



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Est-ce que je le prendrais comme baby-sitter ?

 

Je sais, ça peut paraître curieux.

Toujours est-il que j'imagine soudain cette personne avec mon bébé dans les bras, en train de le bercer, d'en prendre soin, de le nourrir avec toute la délicatesse attendue. Et cela occasionne un autre jugement, un autre regard, dénué de préjugé.

Bon, voici quelques exemples choisis parmi des personnes dont j'ai écrit la biographie...
Steve Jobs Telephone Madonna Bill Gates
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Louis Bertignac

Louis Bertignac à Disneyland

Difficile de rêver mieux que le guitariste de Téléphone / les Insus

Ce serait un baby-sitter attentionné. Il irait jusqu'à lui chanter 'Cendrillon' pour la bercer.

 

Steve Jobs

Oui mais...

Tout dépend du Jobs à qui j'aurais eu affaire.

Celui des années 70-80 n'aurait sans doute pas été fiable, trop incontrôlable, fou fou.

Celui que nous avons connu à partir de son retour chez Apple en 1996, et qui avait acquis une sagesse des événements, aurait en revanche fait l'affaire. Bon, il aurait peut-être été distrait par un détail ? Ne pourrait-on pas améliorer l'aérodynamie de ce biberon ? Le lait est-il bio à 100 %...

 

Bill Gates

Bill Gates avec Daniel Ichbiah

Oui, mais là encore, jusqu'à un certain point.

Gates se demanderait sans doute s'il ne serait pas envisageable d'optimiser le débit du lait de ce biberon et son esprit pourrait s'égarer dans les vertus de telle ou telle équation à 3 inconnues.

Et puis, il négocierait avec zèle le prix de sa prestation.

 

Madonna

madonna

Fondamentalement, oui.

Mais cette acharnée de l'effort physique serait peut-être en train de muscler ses cuisses par une ardente gymnastique tandis qu'elle donnerait le sein au bébé...

Et il vaudrait mieux qu'un beau garçon ne vienne pas frapper par erreur à la porte.

 

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Zuckerberg ferait-il un bon baby-sitter ?

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Extrait du chapitre 17
Dans la Silicon Valley, une phrase revient régulièrement dans la bouche de ceux qui disent l'avoir connu :

" Il veut devenir empereur. "

Alors, quid de "Zuck" comme le surnomment ses intimes ?

Hmm... Pas facile de répondre. Plutôt oui.

Zuckerberg est un tendre, aisément attendri par les nourrissons. Toutefois, cet esprit survolté aurait tendance à divaguer. Ne pourrais-je pas créer un robot qui s'occuperait du bébé ? Quelle matière faudrait-il choisir pour les mains ? En quel langage faudrait-il programmer ce baby-sitter futuriste ?

Globalement, il passerait le test. J'aurais toutefois une certaine crainte qu'il s'ennuie rapidement. Qu'il fasse l'impossible pour que le poupon glisse au plus vite dans les bras de Morphée. Comme cela, il pourrait écrire du code, réfléchir à une nouvelle fonction de Facebook ou Instagram, envisager le rachat d'une start-up prometteuse...

L'esprit de Mark Zuckerberg, pareil à un feu d'artifice permanent, n'aurait de cesse de produire de nouvelles gerbes d'étincelles...

Le souci, c'est qu'il pourrait se livrer à quelque expérimentation fantasque : pourrait-on faire tenir le berceau en équilibre à 45° ? Il dirait plus tard aux parents quelque peu outrés :

Je suis désolé...

 

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Téléphone maison...

mark-zuckerberg

Daniel Ichbiah Dans ce livre, je décrypte ce qui rend le créateur de Facebook unique, indéfinissable, imprévisible...

Mark Zuckerberg est l'un des hommes les plus puissants de la planète. La 3ème fortune mondiale selon le classement Forbes 2018. On lui a même prêté l'intention de se présenter à la Présidence des USA. Et comme le montre ce récit, l'hypothèse est loin d'être futile.

Pourtant, comme le fait remarquer Jean-Louis Gassée  :

"Pourquoi Zuckerberg irait s'ennuyer à gérer les Etats-Unis puisqu'il est président du monde

Et oui... Qui peut en effet se targuer d'influer sur la vie de 2 milliards d'individus ?

Dans le même temps, comme l'ont montré des scandales tels que les campagnes de fake news organisées sur Facebook depuis la Russie ou plus récemment l'affaire Cambridge Analytica, ce Pierrot lunaire a des pieds d'argile...

Nous le connaissons bien mal

Si vous voulez comprendre Mark Zuckerberg, vous devez d'abord vous faire à l'idée que vous ne le connaissez pas réellement.

Zuckerberg PNG

Le propre des personnages tels que Mark Zuckerberg est d'échapper à l'analyse immédiate, aux clichés faciles ou paresseux.

S'il en était autrement, comment pourrait-on jamais assister à l'éclosion d'un parcours hors du commun ?

Il est vain de recourir à un chapelet de motivations sur mesure pour tenter d'analyser son itinéraire.

Peine perdue.

Bill Gates - Steve Jobs

Les individus comme Mark Zuckerberg, Steve Jobs ou Bill Gates sont rares à monter sur le podium.

Ils ont pour caractéristique d'être déphasés, inclassables, imprévisibles.

Oubliez les idées reçues. Il n'entre dans aucune case préétablie

Comment sa création lui a échappé...

Vivendi

I got the blues...

"J'ai fait toutes les erreurs que vous pourriez faire. Quand j'ai démarré, j'étais tellement jeune et inexpérimenté.

J'ai fait des erreurs techniques et des erreurs de business.

J'ai embauché les mauvaises personnes. J'ai fait confiance aux mauvaises personnes.

J'ai probablement lancé plus de produits qui ont échoué que la plupart des gens dans leur vie. "

Mark Zuckerberg - le 22 mars 2018

Mark Zuckerberg -2007

C'est à la suite du scandale Cambridge Analytica que Zuckerberg a fait cette confession. Certes, elle est totalement exagérée.

On ne bâtit pas une telle réussite sans un indéniable talent. Les erreurs ont dû être bien moins nombreuses que les actions judicieuses.

Que reste-il des starts-ups nées avec le Web ?

Facebook Yahoo Twitter
Netflix Amazon Google

Remettons les choses dans leur contexte. La plupart des start-ups nées avec Internet ont mordu la poussière.

Si elles ont été des dizaines de milliers sur la ligne de départ, rares sont celles qui ont survécu. Les géants d'hier ont tout fait pour les écraser, les anéantir, au besoin à les racheter. Les survivants sont comme des miraculés.

Quant à ceux qui ont réussi à figurer parmi les n°1 mondiaux, à l'instar de Google, Netflix, Amazon ou Facebook, cela relève de l'exploit, pas moins.

A défaut d'avoir été exemplaires en tout, ces start-ups ont réussi à tirer leur épingle du jeu dans un environnement ultra-concurrentiel, ultra risqué.

Rien ne leur a été épargné. Walmart a tenté tout ce qui était possible pour éliminer Amazon. Microsoft a rapidement perçu la menace de Google et fait son possible pour l'effacer de la carte. Puis, Google, une fois devenu un géant a tenté à son tour d'abattre Facebook...

Fake news et autres déviations

All Things Digital

En 2004, Facebook a vu le jour. 14 ans plus tard, en 2018, Zuckerberg est devenu la 3ème fortune mondiale. Autant dire qu'il a fait preuve d'un jugement avisé.

Alors, pourquoi une telle confession ? Elle est à la hauteur du choc qu'il vient de subir en ce mois de mars 2018.

Cambridge Analytica

Quelques jours auparavant, il a été révélé que les données d'une app Facebook, habilement détournées par la société britannique Cambridge Analytica, ont servi à orienter le vote des citoyens américains dans le sens de l'élection de Donald Trump.

Fake news building Saint Petersbourg

L'année précédente, c'est le phénomène des 'fake news' qui a fait la Une.

Il est apparu qu'une officine basée à Saint Pétersbourg avait usé et abusé du système des publicités Facebook avec un incroyable raffinement dans le but d'influencer ces mêmes électeurs...

Une prise de conscience tardive

Zuckerberg devant le Sénat Américain

Zuckerberg a longtemps refusé de voir la vérité en face. Et puis, il a bien dû se rendre à l'évidence.

Au printemps 2018, durant plusieurs semaines, Zuckerberg s'est confondu en excuses devant les sénateurs d'Amérique et d'ailleurs...

La création qu'il avait engendré lui a échappé...

Il y a bien longtemps que les limites avaient été franchies

En réalité, depuis une bonne dizaine d'années déjà, Facebook avait réduit la notion de vie privée à peau de chagrin. En toute impunité. Ainsi, comme le montre le chapitre 17 de ce livre, l'autrichien Max Schrems a tenté dès la fin août 2011 d'obtenir que Facebook se conforme au droit européen en matière de vie privée. En vain. L'Irlande, trop heureuse d'accueillir les filiales européennes des géants américains fait preuve d'une mansuétude hors pair lors des affaires de justice.

Mieux encore, dans les start-ups telles que Facebook, il a longtemps été de bon de se moquer de ces Européens qui s'accrochaient à des notions passéistes telles que la vie privée, le droit à l'oubli.

Ce qui s'est donc passé est salutaire. Il était temps que ce retour de bâton survienne... On voudrait espérer que la leçon a bien été entendue.

Un retour de bâton qui vaut pour bien d'autres stars de la high tech

Seulement voilà. En réalité, le cas de Facebook est loin d'être isolé.

En d'autres temps, Microsoft, Google, Yahoo! et bien d'autres ont pareillement franchi les limites de ce qui était acceptable.

La chance a voulu qu'ils s'en sortent. Une question de circonstances. Ou de prise de conscience tardive du public.

Comment un tel succès a-t-il été possible ?

Mystérieuse Silicon Valley

Silicon Valley

La grande question est toutefois la suivante : pourquoi voit-on régulièrement émerger de tels empires dans la Silicon Valley et pourquoi sont-ils si rares à naître en France ou ailleurs en Europe, de nos jours ?

Bitcoin

Il se trouve que la Silicon Valley est un endroit particulier. Une sorte de laboratoire du monde futur, pas forcément comme la plupart d'entre nous le souhaiteraient.

Dans ce lieu où évolue Zuckerberg, on célèbre les pirates informatiques, les zélateurs d'une Intelligence Artificielle qui pourrait nous rendre immortels, les créateurs de monnaies alternatives... D'autres rêvent de créer des îles qui seraient à l'abri des gouvernements et de leurs taxes.

Le culte des innovateurs

Bitcoin

Mais dans la Silicon Valley, on célèbre avant tout les innovateurs, les risque-tout.

Des financiers aux aguets se montrent prêts à soutenir des projets s'ils flairent qu'ils ont repéré un oiseau rare, une idée propre à séduire les foules.

Cela ne signifie aucunement que le succès soit assuré. C'est juste que le capital-risque est ancré dans la culture, et que les investisseurs sont prêts à dégainer les dollars par millions.

Prends l'oseille et tire-toi

Sean Parker
Sean Parker, l'un des héros initiaux de cette histoire, éjecté malgré lui par l'un des financiers qu'il avait soutenu...

Aucun altruisme n'est présent là. Ces hommes tirés à 4 épingles n'attendent que le moment opportun pour faire entrer la start-up en Bourse, et partir avec le magot. Pour s'en aller aussitôt repérer une autre bonne affaire. Entre ces deux épisodes (d'une part une participation dans le capital et d'autre part l'entrée en Bourse), rien ne freine ces investisseurs aiguillonnés, nuit et jour, par leur soif de bénéfices.

Tous les coups sont permis. Qu'importe si en chemin, il faut virer le créateur de la start-up ou encore le conseiller qui a fait entrer l'investisseur dans l'affaire...

Tout au long de cette histoire, les victimes se succèdent, à commencer par Sean Parker. Si un personnage a été essentiel à

Pourtant, le 'venture capitalist' que Parker avait fait entrer dans Facebook a eu tôt fait de se débarasser de Parker comme d'un malpropre. Un peu trop rebelle, un peu trop flamboyant, il commençait à faire tâche.

" Diriger une start-up, c'est un peu comme manger du verre… " a commenté Sean Parker.

L'étonnante sagacité de 'Zuck'

Zuckerberg jeune

Zuckerberg a eu son lot bien à lui de tribulations, de traquenards, de tentations à vous faire perdre la tête, de pièges habilement tendus par des professionnels aguerris...

  • Comment ce gamin a-t-il pu évoluer au milieu d'un véritable champ de mine, résistant à la tentation de l'argent facile comme aux manoeuvres de géants tels que Microsoft ou Yahoo! ?

  • Comment a-t-il eu suffisamment de maturité pour diriger une boîte à l'âge de 20 ans et surmonter l'ivresse que peut procurer une telle position ?

  • Comment a-t-il su transformer ses faiblesses en qualité ?

  • Comment a-t-il eu - suffisamment souvent - la bonne intuition qui a fait toute la différence ?

  • C'est ce que l'on découvre durant ce récit et c'est ce qui en donne le suspense.

    Vous consommez probablement du Zuckerberg sans le savoir...

    Rain

    Certains de ceux qui ont abandonné Facebook suite au scandale Cambridge Analytica consomment néanmoins sans le savoir du Zuckerberg.

    Et oui... Mark Zuckerberg s'est révélé un redoutable joueur d'échecs capable de planifier sa stratégie avec une bonne dizaine de coups d'avance.

    Instagram Aiguillonné par de belles intuitions, il a su débourser des sommes folles pour absorber des apps comme Instagram ou Whatsapp.

    Whatsapp Rien qu'aux USA, 1 minute sur 4 d'activité sur mobile est consacrée à l'une de ces 4 applications : Facebook, Instagram, Whatsapp et Messenger.

    Messenger Or, elles appartiennent toutes à... Mark Zuckerberg.

    La métamorphose du pirate

    " Zuckerberg fait partie de la dernière génération d'humains qui se rappelleront la vie avant Internet ".

    Time Magazine - 2010

    Mark Zuckerberg souriant

    Mark Zuckerberg n'avait que 9 ans lorsque le Web a explosé aux USA.

    Il a été aux premières loges pour assister à cette révolution. Il s'est inséré naturellement dans ce courant irrésistible.

    Il n'en a pas moins connu d'étonnantes métamorphoses en un temps record.

    Quelques moments phares de son parcours

    2002

    Synapse

    Avec un autre lycéen, Adam d'Angelo, il développe un logiciel de recommandation de musiques, Synapse. L'application a un tel succès que Microsoft propose près d'1 million de dollars pour l'embaucher !

    Zuckerberg décline la proposition : il veut suivre des études à Harvard.

    2002

    Harvard

    "A Harvard, ma première conférence a été sur l'informatique. J'étais en retard et donc j'ai enfilé un t-shirt.

    Un peu plus tard, j'ai réalisé que je l'avais mis à l'envers avec l'étiquette qui pendait sur le devant.

    Je n'arrivais pas à comprendre pourquoi personne ne voulait parler avec moi - seul un type, Kang-Xing Jin, n'en a pas tenu compte.

    A présent, il dirige une bonne partie de Facebook !

    Mark Zuckerberg



    2003

    " 20 :13. Quelle traînée… Il faut que je trouve quelque chose à faire pour ne plus penser à elle. De quoi m'occuper l'esprit. "

    Blog de Mark Zuckerberg

    En ce soir d'octobre, suite à une déception amoureuse, Zuckerberg réalise FaceMash, un jeu consistant à élire la personne la plus sexy de Harvard.

    Il met en ligne FaceMash le dimanche matin, part vaquer à ses occupations et n'y pense plus. Lorsque Zuckerberg regagne sa chambre le soir vers 22 :00, il découvre que son ordinateur portable est saturé de requêtes et ne parvient plus à tenir le choc.

    En quelques heures, 22 000 votes sont tombés de la part de 450 participants !

    La farce n'est pas appréciée par l'administration de Harvard qui envisage son ex pulsion.

    2004

    logo

    TheFacebook est mis en ligne le 4 février 2004. Son succès est instantané.

    Pour faire face à une telle popularité, Zuckerberg recrute les services de ses compagnons de chambre.

    Dès la fin février, 3 autres universités majeures l'ont adopté et le site compte déjà 10 000 utilisateurs.

    A la fin mai 2004, le service est présent dans 74 facultés et les 100 000 utilisateurs ont été dépassés.





    2006

    Yahoo!

    En mars 2006, Yahoo! Propose de racheter Facebook pour 1 milliard de dollars. A la stupéfaction des investisseurs, Zuckerberg dit non. Or, sa société est toute jeune et nul ne peut alors prédire qu'elle tiendra le choc sur la longueur.

    Peter Thiel

    Au sortir d'une discussion tendue, un investisseur s'emporte envers ce gamin irresponsable en lui affirmant que, s'il ne consent pas à vendre Facebook, il le regrettera toute sa vie ! En interne, le choc est immense : au bout d'une année, presque tous les cadres majeurs auront donné leur démission.

    " Je me demandais si je ne m'étais pas simplement fourvoyé, si je n'étais pas un imposteur : un garçon de 22 ans sans aucune idée de la façon dont le monde fonctionne… " a relaté Zuckerberg.

    2007

    Conference de Presse

    En novembre 2007 devant un parterre de journalistes, Zuckerberg leur annonce que leurs médias sont appelés à disparaître voués à être remplacés par le fil d'actualité de Facebook. Il annonce alors Beacon, un système de publicité qui analyse le comportement des usagers.

    Beacon choque rapidement ses usagers : les cadeaux achetés en ligne sont rendus publics et utilisés à des fins de recommandation.

    Face au tollé médiatique et une plainte officielle, Zuckerberg est obligé de faire machine arrière.



    2008

    Mark Zuckerberg à Paris en 2008

    A la fin 2008 : Marc Zuckergerg surgit à la 321ème place de la liste des américains les plus riches.

    Sa fortune s'élève à 1,5 milliards de dollars.

    Zuckerberg - O'Reilly

    N'ayant que 24 ans, il entre dans le Guinness Book of Records en tant que plus jeune milliardaire au monde.

    2010

    Business Insider, au terme d'une longue enquête, révèle un grand nombre de messages privés échangés entre l'étudiant Mark Zuckerberg et des amis vers 2003 et 2004, qui montrent une facette peu glorieuse de ce jeune homme de 19 ans : moqueuse, sans respect pour les utilisateurs ou pour ses partenaires potentiel.

    Certes, il n'avait jamais été prévu que ces messages soient jamais rendus publics. Il n'empêche qu'il s'en serait bien passé... Quelques exemples :

    Mark : " Allons. Tu peux être non éthique et néanmoins dans la légalité. C'est comme cela que je vis ma vie. Ha ha. "

    Mark : " Le magazine de Harvard a une liste d'emails interne, où ils se livrent à des potins sur n'importe qui. Donc je peux lire ce qu'ils disent à propos de l'article avant sa parution. Donc, j'essaye les emails/mots de passe de chacun. Je me demande si l'école traque ce genre de choses. "

    Mark : " Nous avons exploité une faille dans leur système et créé un compte Cameron Winklevoss bidon. Nous avons copié son compte, son profil et tout. Le truc, c'est que j'ai créé des réponses dans le style 'partisan de la suprématie de la race blanche'.

    Mark : " Je m'ennuyais donc j'ai commencé à désactiver des comptes sur ConnectU [site concurrent], ha ha. J'imagine que les gens qui ont fait le site ne vont pas réaliser que tout vient du même IP. C'est le genre de choses qu'on ne peut pas repérer à moins de le rechercher spécifiquement. J'ai désactivé vingt comptes d'utilisateurs, ha ha ".

    Mark Zuckerberg : " Si tu as besoin d'informations sur qui que ce soit à Harvard, demande moi. J'ai plus de 4 000 emails, images, adresses, SMS… "

    En juin 2010, Mark Zuckerberg se rend au forum All things Digital. Interrogé par deux vétérans de la presse high tech, il subit une véritable épreuve. Il affirme qu'il rêverait d'effacer ces erreurs de jeunesse, mais qu'il n'y peut rien.

    Mark Zuckerberg : " Quand j'avais 18 ans, j'ai fait beaucoup de choses stupides. Notamment à l'université. Je ne tiens pas à m'excuser pour cela. J'ai fait des choses embarrassantes. J'en suis désolé. Si j'avais su ce que je sais à présent, j'espère que nous n'aurions pas commis ces erreurs. Mais je ne peux pas revenir en arrière et changer le passé. Je ne peux qu'avancer en faisant ce que nous pensons être correct. "

    Attaqué sur les questions de violation de la vie privée, il sue, retire son sweater à capuche ce qui fait apparaître un logo étrange représentant la mission de Facebook. Relayée à grande échelle par Youtube, sa prestation apparaît catastrophique...



    2012

    Facebook était annoncée comme la nouvelle coqueluche des investisseurs. En réalité, son entrée en Bourse s'achève sur un fiasco monumental !

    Voir plus bas l'extrait du chapitre 18 : "Une entrée en Bourse mouvementée"

    2013

    Le 6 juin 2013, suite aux révélations du lance ur d'alerte Edward Snowden, Washington Post dévoile que Facebook fait partie des géants du Net qui ont ouvert leurs bases de données à la NSA, agence de renseignement américaine.

    Zuckerberg reçu à la Maison Blanche par Obama

    Zuckerberg exprime publiquement son indignation mais comment ne pas être dérouté par une telle collusion ?



    2015

    Priscilla Chan

    Le 30 novembre 2015, Priscilla Chan-Zuckerberg donne naissance à une fille, Maxima.

    Dès le lendemain, le couple célèbre l'événement par une nouvelle choc.

    Durant leur existence, les Zuckerberg envisagent de distribuer 99 % de leur fortune à des œuvres humanitaires !

    C'est la plus ambitieuse démarche philanthropique jamais annoncée.

    Quelques extraits du livre

    Mark Zuckerberg jeune

    1 - Attachez vos ceintures

    Mark Zuckerberg caricature

    Avec la programmation, Mark Zuckerberg a découvert sa passion première et elle ne le quittera plus. Le revers, c'est que Mark s'ennuie au collège de Dobbs Ferry.

    " J'allais à l'école, puis je rentrais à la maison et alors seulement, je pouvais me dire que je disposais de cinq heures complètes pour m'asseoir devant mon ordinateur, jouer et écrire des logiciels. Lorsque le vendredi arrivait, je me disais : ça y est ! Je dispose de deux journées complètes pour écrire du logiciel ! "

    L'adulation pour l'informatique a tendance à éloigner le geek des autres écoliers. Alors qu'à la sortie du collège, des élèves se plaisent à discuter et passer un peu de temps ensemble, Mark, quant à lui, saute dans le premier bus : il s'est inscrit à un proche lycée, la Ardsley High School, afin d'y suivre l'une des spécialités, l'informatique, qui n'est normalement réservée qu'à des jeunes de 15 ans au moins.

    " Il ne nous ressemblait pas. On se moquait de lui car il transportait un énorme sac à dos qui en plus des livres du collège, logeait ceux du lycée, et il prenait le bus, tous les jours, pour s'en aller suivre des cours d'informatique au lycée ", s'est rappelé un membre du même établissement.

    Cet ancien élève de Dobbs Ferry laisse entendre que pour eux, il n'existait pas vraiment. Il évoque certains bizutages humiliants opérés par les aînés sur les plus jeunes, comme le 'vendredi des premières années' où ils se plaisaient à leur tambouriner le ventre jusqu'à ce qu'il devienne rouge, à les pousser sans ménagement dans les couloirs, les barbouiller de crème Chantilly ou même les enfermer dans leur casier !

    Mark Zuckerberg jeune

    Le jeune Mark Zuckerberg à Harvard.

    Même les cours qu'il suit au lycée ne parviennent pas à assouvir la soif d'apprendre de Mark Zuckerberg. Le prodige en vient donc à s'inscrire à une formation de haut niveau dans un établissement d'enseignement supérieur de Dobbs Ferry, Mercy.

    Le premier jour où Edward, le père de Mark Zuckerberg amène son fils au Mercy College, l'instructeur lui dit :

    - Ce n'est pas possible ! Vous ne pouvez pas amener votre fils au cours avec vous.

    - L'étudiant, ce n'est pas moi, c'est lui, explique Ed.

    10 - Bienvenue dans la matrice

    A la fin 2005, Facebook compte 50 employés. Le jeune Zuckerberg se manifeste par un style de management orgueilleux et froid. Comme l'a rapporté Noah Kagan, nouvelle recrue :

    noah kagan

    Soudain, Zuckerberg remarque Noah Kogan et s'adresse à lui :

    - Qui es tu ?

    - Noah, c'est mon 1er jour ici.

    - Noah ? Compris. Je viens de virer ton boss, Doug.

    Un silence s'ensuit. Décontenancé, Noah hasarde un propos.

    - Et que dois-je faire si je veux éviter moi-même de gaffer et me faire virer ?

    Les rires fusent.

    - N'essaye jamais de vendre ma société en douce ! rétorque Mark Zuckerberg.

    (...)

    Il arrive que Mark Zuckerberg débarque dans le bureau armé d'une épée de samouraï factice et menace de pourfendre ceux dont le travail laisserait à désirer.

    " Ce garçon de 21 ans vous disait qu'il allait vous tailler en pièces. Si le système devait jamais s'effondrer à cause de vous, il vous trancherait la tête " se remémore Noah Kogan.

    (...)

    Kogan et Chris Putnam ont eu l'idée d'une nouvelle fonctionnalité et œuvrent durant un mois à la mettre au point avant de la présenter au Boss.

    " Nous pensions que Mark allait l'adorer. Or, le jour de la démo, il s'est mis à crier : 'C'est de la daube ! Recommence tout !' Il a balancé un verre d'eau sur l'ordinateur de Putnam et s'est éclipsé, laissant les programmeurs en état de choc. "

    (...)

    Dans la mesure où Zuckerberg peut se montrer cassant, peu communicatif et secret, l'atmosphère n'est pas toujours au beau fixe. Il arrive qu'il tente de motiver ses troupes d'une façon troublante avec des phrases comme :

    " Si tu n'achèves pas cela un peu plus vite, je te cognerais la figure ! "

    " Je vais te hacher avec cette épée géante. "

    Il n'y a pas la moindre animosité dans ces déclarations, plutôt un zeste d'humour froid, mais elles ne sont pas forcément bien vécues.

    Par la force des choses, comme de nombreux médias s'intéressent à Mark Zuckerberg, il arrive qu'il passe du temps avec des géants de la presse, voyage en jet privé pour se rendre à l'autre bout des USA ou qu'il soit convié à dîner en ville dans des lieux élitistes. Autant de points qui commencent à peser sur le moral de certains employés.

    La chose est entendue : Zuckerberg n'est pas considéré comme un bon président et cela indispose bien des employés. Sur l'un des jeux de cartes de visite qu'il a fait imprimer, il a même indiqué 'I'm the CEO, Bitch' (je suis le président, pétasse !).

    Un soir, la responsable du recrutement, Robin Reed, aborde le sujet.

    " Cela ne peut plus durer comme cela. Facebook ne va pas fonctionner si tu ne changes pas d'attitude. Il faut que tu apprennes à devenir un dirigeant, que tu prennes des leçons de leadership ! "

    (...)

    15 : Contre-offensive

    gawker - article de nick stern sur zuckerberg

    Photos capturées par le paparazzi Nick Stern pour Gawker

    " Je vais vous décevoir, en dehors du boulot, il ne fait rien d'extraordinaire…

    Qu'y a-t-il de plus frappant concernant Zuckerberg ?

    C'est de voir à quel point il mène une vie ordinaire… "

    Celui qui parle ainsi est un paparazzi, un habitué des scoops, des révélations gênantes à même de malmener une réputation, un professionnel de l'indiscrétion, de l'espionnage patient des célébrités pour mieux dérober un cliché gênant.

    Il a passé des heures à traquer Britney Spears, tentant de voler un cliché de la chanteuse dans son salon de bronzage, mais s'est tout de même payé le luxe de dénoncer le traitement infligé à la star par certains de ses collègues photographes, qu'il a jugé 'impitoyables'.

    En ce mois d'août 2010, le site Gawker lui a tout de même demandé de traquer le patron de Facebook. Le voyeur tarifé s'y est attelé avec hargne, son télé-objectif en main. Las, le paparazzi n'a rapporté qu'une moisson décevante. Stern est revenu bredouille, incapable de brandir le moindre visuel à même de justifier son tarif usuel.

    Faute de mieux, Stern se livre à un commentaire de ces photos capturées en secret et qui se révèlent d'une désarmante banalité.

    " Peu de gens de 26 ans auraient résisté à la tentation de dépenser une fortune de plusieurs milliards de dollars, d'une manière voyante. Pas Mark… Comme le montre ces photos que j'ai prises, il ne semble avoir modifié le style de vie du temps où il était étudiant à Harvard. Il continue de porter des tongs ou des baskets ordinaires partout où il se déplace. Sur une autoroute, sa voiture ne soulèverait aucune attention particulière.

    Il fréquente des bars sans prétention, de style estudiantin, il passe son temps avec sa copine et ses amis. Et quand bien même sa petite amie Priscilla Chan change régulièrement ses tenues stylées, lui-même se contente d'un même t-shirt délavé, qu'il porte jour après jour. "

    Rien à signaler. Existe-t-il pire constat pour un voleur d'intimité ?

    (...)

    17 - Vie privée

    L'agence Burson-Marsteller a reçu pour mission de faire paraître des articles opposés à un nouveau service de Google : Social Circule. Le mot d'ordre : Google, déjà rappelé à l'ordre sur ce sujet, empièterait une fois de plus sur la vie privée de ses usagers.

    Deux journalistes aguerris récemment embauchés par l'agence, Jim Goldman, un ancien présentateur de l'actualité sur CNBC, et John Mercurio, ex-chroniqueur politique, ont été chargés de mener l'opération.

    Comme il se doit, Goldman et Mercurio sont entrés en contact avec des médias majeurs comme USA Today et avec des blogueurs influents.

    Dans l'exposé préparé pour les journalistes, l'agence affirme que Social Circle aurait été " conçu pour rafler des données privées et établir des dossiers personnels sur des millions d'utilisateurs - en violation directe et flagrante des accords passés entre Google et la FTC (commission fédérale sur le commerce) ".

    Le briefing de l'agence aux journalistes attaque frontalement le géant de la recherche :

    " Google est coutumier des violations de la vie privée et des droits des internautes américains. Chaque année, ce sujet fait la Une de médias. "

    " En dépit d'une réprimande sans précédent de la part de la FTC le mois dernier, Google récidive. Cette fois, ils ne se contentent pas de violer les droits personnels de millions d'Américains, ils empiètent sur les droits de centaines de sociétés allant de Yelp à Facebook, de Twitter à Linkedin. C'est une première dans l'histoire du Web : Google rassemble et trie les informations personnelles de millions de personnes à partir de divers services en ligne et les partage sans le consentement des personnes impliquées. " "Il faut faire prendre conscience au peuple américain des intrusions dans leurs vies personnelles que Google est en train de cataloguer et diffuser à chaque minute - sans leur permission."

    Chris Soghoian

    Chris Soghoian, un éminent blogueur fait partie des destinataires de ce brief. Le message qu'il reçoit de John Mercurio le 3 mai comporte cette mention :

    " Je serais heureux de placer votre chronique dans un média et d'assister à sa rédaction. Pour ce qui est des médias, j'ai pensé à Washington Post, Politico, The Hill, Roll Call ou Huffington Post. "

    Chris Soghoian décline l'offre :

    " L'agence Burson faisait une montagne d'un rien," explique-t-il.

    Au New York Times, il dira ceci :

    " Si Facebook ne souhaite pas partager ses données, elle peut recourir à un mécanisme technique pour empêcher Google d'y accéder."

    Dans ses échanges d'emails, Soghoian se contente de demander à John Mercurio :

    " Qui vous paye pour cela ? (Je ne parle pas de qui paye pour moi, mais de qui vous paye ?) "

    Trois minutes plus tard, Mercurio répond :

    " Merci pour votre réponse rapide. J'ai bien peur de ne pas pouvoir encore révéler qui est mon client. Mais toute l'information incluse dans cet email est publiquement disponible. Est-ce que cela vous intéresse d'aller plus loin ?"

    Agacé, Chris Soghoian rend public cet échange d'email dans les heures qui suivent.

    Le 10 juin, l'affaire prend une autre proportion. USA Today, dans son édition du 10 juin 2011, révèle que l'agence Burson a tenté de l'influencer afin qu'un article soit publié sur Social Circle de Google. Son titre est explicite : 'Google réfute les attaques d'une firme de PR concernant la vie privée sur Gmail'. La conclusion des reporters est claire :

    "Il a été prouvé que le discours de Goldman était pour l'essentiel faux - l'intéressé n'a pas souhaité s'exprimer sur la question."

    Un porte-parole de Google est invité à s'exprimer et il présente Social Circle comme une opportunité pour les utilisateurs de Gmail d'effectuer des liens sociaux à partir des informations suggérées. Il explique que utilisateurs de cette messagerie sont invités ouvertement, de façon volontaire, à relier leurs comptes Facebook, Yahoo!, Linkedin ou autre, à leur profil Google.

    A cette époque, le donneur d'ordre de l'agence n'est toujours pas connu, comme l'indique USA Today.

    Or, dès le lendemain, Daily Beast affirme avoir découvert qui était ce fameux d'ordre et disposer des preuves. Il s'agit de Facebook !

    (...)

    18 - Une entrée en Bourse mouvementée

    siège de Facebook

    Le vendredi 18 mai 2012, tout est prêt pour le grand show. La NASDAQ a vu les choses en grand et accepté que le lancement soit délocalisé à Menlo Park, chez Facebook. C'est à distance, depuis une tribune locale que la cloche indiquant l'ouverture de la vente sera déclenchée. L'atmosphère est digne d'un concert d'AC/DC avec Mark Zuckerberg et Sheryl Sandberg au milieu des employés à l'extérieur du siège, dans une ambiance de liesse.

    Bell Opening - courtesy of Facebook

    Comme convenu, Zuckerberg fait sonner la cloche à 09 :30, sous une explosion de joie collective. Le moment a sans doute été mal choisi car il faut attendre jusqu'à 11 :00 pour l'ouverture officielle des échanges. Malgré les cris, l'attente paraît bien longue.

    Bell Opening 2 - courtesy of Facebook

    L'heure tant guettée arrive enfin. On attend les cotations. Et puis, rien ne se passe. Il y aurait un peu de retard expliquent les gens du NASDAQ. Le moral reste au beau fixe et on cherche à se rassurer : il y a trop de demande, voilà tout ! Or, les incidents techniques se succèdent et une certaine tension se fait sentir. La cotation démarre enfin à 11 :30.

    Lors des premiers échanges, 80 millions de parts sont négociées en 30 secondes. Durant l'heure du déjeuner, le titre grimpe de 13 % et atteint 42,05 dollars. Ouf… Le plus dur est passé et ce démarrage est de bon augure. Seulement voilà, dès 14 :00, il entame une chute libre, plongeant bien au-dessous des 38 dollars. Il semble que certains investisseurs de la première heure ont voulu rapidement récupérer leurs billes en vendant massivement leurs parts. A présent, la cotation est en repli.

    Décontenancées, les banques d'investissements tentent de soutenir le titre en procédant à des achats afin d'éviter une dégringolade du cours, mais rien n'y fait. Le titre ondule à la façon d'un sismographe mais ne parvient pas à décoller.

    Chute du cours de la Bourse de Facebook en mai 2012

    L'action Facebook achève le jour à 38,23 dollars. Soit un gain de 23 cents… Du sur-place. Quelques slogans fusent sur Twitter, comme 'Flat-book' (livre plat). D'autres sont plus amers envers le fondateur du site, qualifié de 'Suck-erberg' (it sucks signifiant : 'ça craint').

    Le constat général est que le titre a été surévalué. Et dans les jours qui viennent, comme le cours va continuer sa décrue, plusieurs sociétés d'investissement vont lancer des actions en justice, estimant qu'elles ont été flouées - elles vont prétendre avoir plusieurs perdu plusieurs millions de dollars dans l'opération. Selon elles, Morgan Stanley, Goldman Sachs et d'autres établissements ayant présidé à l'introduction savaient que la croissance était en baisse mais se seraient bien gardé de le révéler.

    Ce qui devait être une des entrées en Bourse les plus spectaculaire de l'Histoire s'achève en fiasco…

    21 - Frénésie d'achats

    Si Mark Zuckerberg vous invite à dîner à domicile, soyez prévenu : c'est probablement le premier acte d'un rituel.

    Priscilla Chan Zuckerberg

    Priscilla, tout sourire, se fera discrète. Elle prendra part à la conversation sans jamais s'immiscer dans ce qui a trait au business.

    Mark Zuckerberg cool

    Votre hôte saura se montrer flatteur, mais juste ce qu'il faut, sans susciter d'inconfort car Zuckerberg a de l'authenticité. Après tout, se voir complimenté par un homme à qui presque tout a réussi, universellement reconnu comme un surdoué, en soi, c'est appréciable. Et franchement, qu'aurait-il à y gagner ?

    Mark Zuckerberg business

    Pas si vite… Si Mark Zuckerberg vous a convié dans son royaume, c'est qu'il avance à pas feutré selon un scénario hautement maîtrisé. Entre deux apéritifs agrémentés de nachos, au détour d'un bon mot, il lâchera des mots propres à vous ensorceler.

    Vous savez quoi ? Il aimerait racheter votre start-up. L'argent ? Ce n'est pas un problème.

    Bon, c'est certain, en acceptant de lui rendre visite, vous vous doutiez qu'il avait une idée derrière la tête. Il est même probable que vous n'osiez pas y croire, un peu comme ces candidats aux Oscars qui préfèrent poser en prémisse qu'ils n'auront pas la statuette car ce n'est qu'ainsi qu'ils peuvent envisager de supporter la tension insoutenable de cette soirée.

    Mark Zuckerberg en costume

    Ce à quoi vous ne vous attendiez pas, c'est l'échelle à laquelle opère Zuckerberg. Quand monsieur est en appétit, il n'est pas regardant sur la mise. Il sait trouver les mots qui font chavirer les cœurs et fondre les velléités de réticences. Parmi ces mots figurent "millions", "milliards" et "dollars". Curieux comme à un certain niveau, ils semblent perdre toute signification, comme si l'on entrait malgré soi dans une dimension abstraite.

    De l'argent ? En veux-tu, en voilà. Allons, ne mégotons pas sur des détails.

    (...)

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    Le communiqué de presse du livre

    La première biographie intégrale de Mark Zuckerberg

    " Je suis désolé… "

    Ce mot revient, telle une litanie, dans la bouche de Mark Zuckerberg.

    Comme s'il voulait s'excuser d'être un peu plus (beaucoup plus) intelligent que la plupart d'entre nous. Mettez-vous à sa place. Il a de bonnes intuitions. Il est doué pour la programmation. Aucun problème informatique ne semble lui résister. Alors, puisqu'il peut le faire, autant le faire !

    À la manière d'un joueur de jeu vidéo qui sait qu'il peut tenter une tactique risquée sans véritable conséquence, Mark Zuckerberg ne cesse d'inventer de nouvelles fonctions pour Facebook et de les tester sur nous, d'acquérir de nouvelles applications comme il l'a fait avec succès pour Instagram et Whatsapp, et donner libre cours à sa fantaisie comme lorsqu'il crée un robot majordome pour sa maison.

    Bien souvent, les innovations de Zuckerberg ont soulevé un tollé lorsqu'il les a lancé. C'est notamment le cas pour ce qui a été son coup de génie : le Fil d'Actualité…

    Avant cela, on devait aller sur la page d'un ami pour savoir ce qui avait changé sur son profil Facebook. Avec le Fil d'Actualité, du jour au lendemain, à partir de septembre 2006, nous avons eu droit à un journal personnalisé, mis à jour en temps réel. Cette invention a fait toute la différence. Elle a permis à Facebook de distancer ses concurrents d'alors tels que Myspace (qui s'en souvient encore ?). La preuve de son intuition, c'est que tous les réseaux sociaux qui ont connu le succès par la suite tels que Twitter ou Instagram, ont adopté le système du Fil d'Actualité.

    Eh bien, que pensez-vous qu'il advint lorsque Mark Zuckerberg a lancé le Fil d'Actualité ? Une immense protestation s'est levée de la part du public de Facebook. Des centaines de milliers d'internautes ont signé une pétition en ligne pour exiger la suppression du Fil d'Actualité. Mark Zuckerberg y est donc allé de son couplet, sur le mode :

    " Je suis désolé… "

    Pourtant, savez-vous quoi ? Il ne l'a pas du tout supprimé. Il a tenu bon. Ce garçon qui n'avait alors que 24 ans avait la conviction que le public de Facebook finirait par aimer cela. Et l'Histoire lui a donné raison.

    Alors que penser lorsque Mark Zuckerberg, depuis mars 2018, suite au scandale Cambridge Analytica, s'époumone à nous dire qu'il est désolé ?... Vous avez compris, je crois.

    Tel est Mark Zuckerberg. Inclassable, impossible à résumer par des formules simples. Echappant à toute analyse simple et immédiate.

    L'auteur de sa biographie, Daniel Ichbiah s'acharne à le clamer : " Si vous voulez comprendre Mark Zuckerberg, vous devez d'abord vous faire à l'idée que vous ne le connaissez pas réellement. "

    Comme le montre cette biographie palpitante, le parcours de Mark Zuckerberg a été tout sauf un long fleuve tranquille. On en veut pour preuve que, sur les dizaines de milliers de start-ups qui sont apparues avec un Internet, l'immense majorité a mordu la poussière. Quant à celles qui comme Facebook, Google ou Amazon qui sont parvenues à devenir des empires, cela relève du miracle. Car rien ne leur a été épargné. Wal-mart a longtemps cru qu'elle ne ferait qu'une bouchée d'Amazon. Microsoft a tenté le tout pour le tout pour évacuer Google à ses débuts. Et lorsque Google a réussi à s'imposer, elle a elle-même tenté - en vain - d'éliminer Facebook.

    Que peut-on en conclure ? Que des réussites de ce type sont édifiantes de par leur rareté.

    Comme ses concurrents directs, Mark Zuckerberg est loin d'être parfait. Toutefois, tout au long de son itinéraire d'enfant gâté, il ne cesse de nous surprendre, de nous désarçonner…

    Tel est Mark Zuckerberg. Les récents scandales des campages de fake news organisées sur Facebook depuis la Russie et celui de Cambridge Analytica (où plusieurs dizaines de millions de réponses à une app anodine ont été détournées et exploitées afin d'aider à l'élection de Trump) l'ont certes secoué. Sans doute lui ont-elles fait prendre conscience qu'il avait, malgré lui, donné naissance à une entité qui semble le dépasser. Qui peut se targuer, comme Facebook, d'influer sur la vie de 2 milliards d'utilisateurs dans le monde ? Pourtant, celui qui aura lu le livre en aura plus ou moins la conviction : tout cela n'est que passager et il devrait s'en sortir.

    En attendant, on lui prête des intentions à grande échelle comme celle de vouloir un jour devenir le président des USA. Et comme le montre le livre, cette hypothèse est loin d'être futile. De sa part, peu de choses pourraient nous étonner.

    Aucune biographie complète n'avait jusqu'alors été écrite sur Mark Zuckerberg et celle-ci est la première à embrasser l'intégralité de son parcours. Daniel Ichbiah décrypte une personnalité qui échappe totalement aux explications simples.

    Qui est Mark Zuckerberg ? Qu'est-ce qui le motive ? Que peut-on attendre de lui dans les décennies à venir ? Que peut nous apprendre son parcours ? Autant de questions auxquelles Daniel Ichbiah apporte des réponses.

    La qualité de son éclairage est renforcée par le fait qu'il est un spécialiste reconnu du domaine d'Internet. Il a auparavant écrit des biographies de Steve Jobs et de Bill Gates, mais aussi une histoire de Google, de nombreux essais sur les géants du Web, et une saga des jeux vidéos adulée par les fans du genre.

    A l'aide de témoignages de proches et de multiples sources d'information, Daniel Ichbiah nous livre sans détour la vie de Zuckerberg, de sa naissance aux révélations Cambridge Analytica.

    Daniel Ichbiah, écrivain et journaliste, a publié une soixantaine d'ouvrages dont Bill Gates et la saga Microsoft et Les 4 vies de Steve Jobs (n°1 des ventes en, août 2011), deux livres publiés internationalement. La parution de Mark Zuckerberg, la biographie confirme sa position d'expert incontournable et auteur phare des success stories de la Silicon Valley.

    Daniel Ichbiah, Mark Zuckerberg, la biographie, Éditions de La Martinière 384 pages, 19,90€, parution le 4 octobre

    Page Web consacrée au livre :

    La biographie de Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook

    Site Web Daniel Ichbiah

    Daniel Ichbiah
    Daniel Ichbiah

    Daniel Ichbiah a été deux fois n°1 du classement général des ventes.

    Avec :

    et n°3 avec Michael Jackson, Black or White ? (en décembre 2014)

    Fiche de la page

    Biographie
    Published by: La Martinière
    cover art:mark zuckerberg biographie
    Date published: 04/10/2018
    Edition: 1
    ISBN: 978-2732487472
    Available in Ebook Hardcover
    Mark Zuckerberg - la biographie


     

     

     

     

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